‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 136 sur 199 · Trovate l'altre porte aperte. » Ibid · texte numérisé non relu

Trovate l'altre porte aperte. » Ibid

6. « Ëstava el principe en la cama. » Golmenares, loco cit. — « Dove stava colcato. » Relazione, etc. Ms. déjà cité. — Rdacion de

le dos tourné à la porte S s'entretenait avec lo comte de Lerme, don Fadrique Enriquez et don Rodrigue de Mendoza. Le bruit des voix empêchait d'entendre marcher sur les tapis, et Philippe II, avant d'être vu de rinfant, put enlever Tépée et le poignard suspendus au chevet du lit. Il les remit à Santoro 2. puis se montra en pleine lumière, entouré de ses conseillers silencieux et immobiles.

L'effet de cette apparition soudaine fut terrible: la scène prit tout à coup un caractère sombre et navrant. Elle fut à la fois lugubre comme un drame, solennelle comme l'exécution d'un coup d'État. Don Carlos, épouvanté à la vue du sévère visage de son père qui se dressait devant lui, se jeta hors du lit en s'écriant : « Que veut Votre Majesté? ma liberté ou ma vie? — 'Ni l'une ni l'autre, répondit Je roi avec un grand sang- froid et beaucoup de douceur : demeurez calme ^. » Mais le désespoir de l'infant touchait au délire et ne lui permettait plus de rien entendre. Don Carlos courut vers la cheminée et vou-

un ugier, etc. Ms. déjà cité. — Salazar de Mendoza, Dlgnidades seglareSy etc , loco cit.

1. « Volto all'uscio le spalle. » Ragguaglio, etc. Ms. déjà cité. — « Gonle spalle alla porta. » Relazione, etc. Ms. déjà cité.

2. « E prima gli ebbeS. M. dalcapo del letto tolta et a Santoro data la spada e il pugnale, » etc. RagguagliOf etc. Ms. déjà cité. — « Tomôle la espada que ténia à la cabecera. » Golmenares, loco cil.

— « Non prima s'avide che già S. M. l'havea preso la spada. » Relazione, etc. Ms. déjà cité. — « Quitôle la espada que ténia à la cabecera. » Herrera, Mis t. générale ^ I, x, 290. — Cabrera, loco cit.

— Strada, loco cit. — Ferreras, loco cit.

3. « Y viéndoles S. A. desde el lecho, dixo : « ^ Que quiereàl tal ora por acà el consejo de Estado ? » Cabrera, loco cit. — « Se sentô en la cama, y dixo con mucha alteracion : « ^ Que es esto ? i Quiere me matar ? » Dixo el rey muy severo : « No os quiero ma-

ARRESTATION DE LMNFANT 255

lut se précipiter dans le feu qui illuminait tout Tappartement de ses grandes flammes. Le prieur don Antonio le retint *, et Tinfant, éperdu, se jeta aux pieds de son père, lui demandant la mort comme une grâce. Mais Philippe, dont rien ne semblait émouvoir l'impassibilité, lui dit de ne rien craindre, lui ordonna de se remettre au lit et ajouta: « Ce que je fais est pour votre bien *. » Le prince, dont les forces étaient épuisées, demeura immobile et comme frappé de stupeur, et Philippe, qui avait hâte d'en finir, donna rapidement ses ordres aux muets témoins de cette scène. Sur un signe, le comte de Lerme et Ruy Gomez entrèrent dans la garde-robe, 011 ils prirent les pistolets et les arquebuses du prince ^; et le prieur don Antonio saisit un coffret d'acier, plaqué d'or, où se trouvaient les papiers de

tar. » Colmenares, loco cit. — « Il quai turbato e levato in piedi su letto domandô al padre se veniva per torgli la vita o la libertà. — Ne l'una né l'altra, rispose il re : quietatevi. » Ragguaglio, etc. Ms. déaicitô. — « i Quequiere V. M ? ^ Que ora es ? ^ Quiere V. M. me matar ô prender ? » Relacion de un ugier, etc. Ms. déjà cité. — Relazione, etc. Ms déjà cité. — « Gon mucha blandura. » Ilerrera^ loco cit.

1. «Fù allora il principe per gcttarsi nel fuoco il quale ardeva nella caméra grandissima. Ma il prior don Antonio lo ritenne. » RagguagliOj etc. Ms. déjà cité.

2. Relacion de un ugier^ etc. Ms. déjà cité. — Ferreras, loco cit. — « Si gettô a piedi dol padre, pregando cho l'ammazzasse , il quale con l'usata sua temperanza, gli disse che si acquietasse, e fattole tornare al letto. » Ragguaglio, etc. Ms. déjà cité.

3. Ce détail est rapporté par de Thou et par Herrera, et il est certain en effet que don Carlos avait quelques arquebuses comme armes de luxe et d'agrément. Il s'amusait souvent à tirer de l'arquebuse. Dans les comptes de sa maison, on cite 60,000 maravédis que lui gagna don Juan d'Autriche à ce jeu d'adresse : « 60,000 maravedis por tantos que habia ganado à S. A. estando en San-

^i DON CARLOS ET PHILIPPE II

l'infant *. Philippe, en même temps, fît enlever tous les instruments de fer ou d'acier qui se trouvaient dans la chambre 2, jusqu'aux chenets de la cheminée^, puis, passant la main sous les coussins du lit, il en tira une bourse pleine * (celle de Quintanilla s) et quelques clefs dorées ^. Dans un coffre il trouva encore trente-six mille écus d'or, un diamant de vingt-cinq mille écus et quelques bagues de grande valeur 7. Cependant Santoro et Bernate enclouaient les fenêtres s.

Quand ces recherches furent terminées. Philippe fit venir les officiers qu'on nommait monteros deEs-

Gerônimo à tirar con un arcabuz. » Arch. Sim. Contad gêner., 1* época, leg. HIO.

1 « Mandô al prior don Antonio Uevase un cofrecillo de acero embutido de oro. » Cabrera, loco cit.

2. « Candellieri, grielli et i capifuochi e tutte altre simili cose furono levate via. » Ragguaglio, etc. Ms. déjà cité. — Ferreras, loco cit.

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