‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 144 sur 199 · Dépêches manuscr. de Forquevaulx, 9 mars · texte numérisé non relu

Dépêches manuscr. de Forquevaulx, 9 mars

3. « Il re ha dato ordine che nelle littere che si scrivonoalli principi e regni, si dica che la voce uscita che il principe havesse cercato d'offendere la real persona sua propria é falsa, e questo medesimo fa dire a bocca da Ruy Gomez agii ambasciutori . » Dépêches manuscr. du nonce, 4 février 1568.

2t)2 DOS GAKLOS ET PHILIPPE II

sait part aux villes d'Espagne et à ses plus intimes confidents. Il parle dans sa lettre-circulaire aux villes (j'ai sous les yeux le texte adressé à Madrid, à Séville et à Ségovie*) le langage hautain d'un maître qui daigne informer ses sujets d'un acte de sa politique, sans se soumettre à leur jugement : « Sachez, dit-il, que pour des causes justes, par des considérations relatives à notre service et au bien public dont nous sommes responsables comme roi et comme père de nos peuples, nous avons fait renfermer la personne du sérénissime prince don Carlos, notre fils, dans un appartement désigné de notre palais, etavons donné de nouveaux ordres pour tout ce qui touche à son service et à sa manière de vivre. Il nous a paru juste et convenable de vous faire connaître un changement d'une telle importance, et le fondement de notre conduite. Si nous en sommes venus à cette extrémité, vous devez croire que nos raisons ont été urgentes et légitimes et que nous n'avons pu l'éviter. C'est pourquoi, malgré la douleur que nous avons ressentie comme père, nous avons préféré satisfaire à nos obligations royales envers nos sujets. Quand il sera nécessaire, vous apprendrez plus en détail les causes majeures qui nous ont déterminés; aujourd'hui nous avons voulu seulement vous avertir ^. »

1. Ces circulaires sont identiques, celle adressée à Ségovie est dans Golmenares {Hist. de Segovia), celle adressée à Séville dans Zuniga (Annales de Sevilla), celle adressée à Madrid dans les archives des marquis de Villafranca. (Doc. inéd., XIII, 393.)

2. « Sabed que por algunas muy justas causas y consideraciones que conciernan al servicio de Dios v bien y beneficio pùblico destos

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