‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 16 sur 199 · HIV PREFACE · texte numérisé non relu

HIV PREFACE

ne s'est cependant pas écarté des règles admises de son temps à Fégard des personnes atteintes d'une folie dangereuse pour elles-mêmes ou pour les autres.

En résumé, aujourd'hui comme à l'époque où j'ai écrit ce livre, et après la révision que j'ai faite des documents de mon travail et de tout l'ouvrage lui-même, je garde la même conviction et je l'expose en deux lignes : Philippe II est pleinement justifié d'avoir enfermé son fils, et en ce qui concerne la mort du prince il ne l'a ni permise, ni ordonnée : notre science aliéniste actuelle l'eût retardée peut-être, mais en 1568 ces soins ingénieux étaient inconnus. Les romanciers, les poètes, les prétendus historiens qui dédaignent les témoignages n'ont à aucun degré voix au chapitre, et je suis convaincu que les conclusions que je donne resteront celles de l'histoire.

Rome, Palais Farnèse, Juillet 1887.

ET

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