‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 18 sur 199 · Prescott, I · texte numérisé non relu

Prescott, I

résidence accoutumée des rois d'Espagne à cette époque. L'infante ne devint enceinte qu'un an plus tard, et, le 9 juillet 1545, Philippe écrivait à son père : « Hier, à minuit, Notre-Seigneur a bien voulu délivrer la princesse : elle est heureusement accouchée d'un fils, et, bien que l'enfantement ait été laborieux, puisqu'il a duré près de deux jours, elle est demeurée en bonne santé. Plaise à Dieu que son état continue d'être tel que je le désire * . » Malheusement, les nouvelles que le prince d'Espagne donnait de l'infante à Charles-Quint reçurent, trois jours plus tard, un cruel démenti. La jeune mère, épuisée par les fatigues de l'enfantement, mourut le 12 juillet. Le 16, le grand commandeur de Castille dut écrire cet événement à l'empereur, qui se trouvait alors dans les Pays-Bas. Le mois suivant, il envoyait à son souverain le récit des funérailles. « Elles 96 sont faites, disait-il, avec la solennité accoutumée et toutes les justes démonstrations d'une douleur si vivement ressentie par tout le royaume. Cette perte a été extrêmement sensible à tout le monde, et l'on a vu combien la princesse était aimée. Son Altesse (Philippe) s'est retirée au monastère d'Abrojo depuis le jour de la mort jusqu'à lundi dernier... On a été vivement touché en Portugal de la mort de la princesse ; le roi et la reine ont montré un chagrin extrême, bien que, d'après une lettre

1. « Ayci* â iiiodia noche pingo a N. S. aluni brarla coq bien de un hijo, y aunque tuvo el parto trabajoso, porque durù cerca de dos dias, ha quedado muy buena; plegue à El que se le continue coma yo lo deseo. » Arcli. de Si m. Estado, legajo 69.

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