‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 194 sur 199 · rigurosa Parca inexorabile · texte numérisé non relu

rigurosa Parca inexorabile

Que al flaco, al fuerte, al sabio, al ignorante, Al alto rey y al pobrc misérable Los iguala tu mano en el instante !

Clarisima Isabel, rcyna de Espaûa, Tan perfecta ô la mas que se haUara En quanto el sol rodea y el mar vaûa.

VOYAGK DK L'AKCHIDLC CllAHLES A xMADRlD 34»

expriment bien les sentiments du peuple et de la cour qui Font pleurée. Ainsi deux fois dans la même année, de royales infortunes avaient rappelé à FEspagne, avec toutes ses menaces et ses tristesses, cette antithèse de la jeunesse, de la grandeur et de la mort.

Philippe II fut bientôt distrait de sa peine par les affaires de l'État, de jour en jour plus difficiles. L'arrivée à la cour de l'archiduc Charles, envoyé par Maximilien pour porter les compliments de condoléance de l'Empereur au père et à l'époux si cruellement éprouvés, vint cependant lui rappeler ce double deuil dans le dernier mois de cette année sombre*.

Tu tierna juventud asogurara Largos anos de vida venturosa An tes que el lamentable lin II égara.

Al que viera en tu faz pura hermosa QuaJ vimos todos miéntras guiso el cielo El blanco lirio y la purpurea rosa.

(Poesias de Pedro Laînez. Ms. B. I., 8169.>

i. a L'archiduc arriva t\ Madrid le 10 septembre dans l'après-midi» et fut reçu par le roi avec tous les honneurs dus à sa personne et à son rang. Il fut logé au palais. Le jour suivant il rendit visite au roi, lui remit les lettres de l'Empereur et de l'Impératrice, et lui exprima en leur nom et au sien la part qu'ils avaient prise à la perte du prince son fils et de la reine son épouse. Le roi le remercia avec de grandes marques d'estime pour sa personne et de satisfaction pour sa venue. » Précis de la correspondance de Philippe 11^ par Gachard, I, 622. — L'Empereur avait annoncé au roi la visite de l'archiduc par une lettre du 27 juillet 1568. La mort de l'infant et de la reine n'était pas d'abord l'objet de ce voyage, puisque la mort de don Carlos (24 juillet) était alors inconnue à Vienne, et que la mort de la reine n'arriva que le 3 octobre. Il s'agissait seulement de la prison de l'infant et des affaires des Pays-Bas : a Prometo a V. A. que me pusiure luego en el camino para verle y hablar largo en todo

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Il le reçut avec de grands témoignages d'affection et d'estime, mais ce fut en vain que l'archiduc lui conseilla, de la part de l'Empereur son frère, une politique plus douce dans les Flandres. La vue de cette double mort n'avait pas amolli son âme : grave, triste, préocupé par les difficultés présentes, qui surpassaient ses efforts, épuisaient ses ressources et trompaient ses prévisions, il ne songeait qu'à dominer l'insurrection des Pays-Bas par la terreur. Les soucis du gouvernement habitèrent seuls avec lui son palais silencieux, et ce fut sur les provinces désolées et torturées parle duc d'Albe que se reporta, avec une résolution inébranlable, sa pensée passagèrement émue par le spectacle des deux lombes si prématurément ouvertes pour la petite-fîlle de François P' et le petit-fils de Charles-Quint.

esto, si me dieren lugar las ocupaciones que tengo : por esto he deterrainado enviar en mi nombre mi hermano Gàrlos, que es mi carne y sangre... y pues el partir â en muy poces dias. » Lettre de l'Empereur à Philippe n. Vienne, 27 juillet i568. Arch. Sim. Est, log. 608.

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