En sustancia es haber muy gran neccsidad de mi pre
sencia en aquellos reynos, asi por haber tantos afios que yo estoy ausente dellos, como por haber sucedido en este tiempo la muerto del Emperador.... y por otros négocies muy importantes y forzosos que se ofrecen, de manera que por cumplir con lo que soy obligado y acudir â provccr y reniediar muchas cosas quii lo han menester, me ha parecido no dilatarlo mas. » (Extrait de la correspondance entre Ferdinand et Philippe II, qui se trouve dans la bibliothèque du duc d'Osuna). Doc. inéd., II.
3. Il en existe un reçu avec la signature autographe du prince à Simancas (Contadurias générales^ primera época, 1051).
4. « Detuvo algunos dias en Valladolid... mandd que se hicicse en su presencia otro auto publico de la inquisicion para castigo de los presos que quedaron en la càrccl. Hizdse en el mismo lugar â 8 dias del mes deotubre. » Illescas, Hist, pontif,, déjà citée.
principales victimes, cette fois, furent le fameux Carlos de Sesa. un frère de Caçalla et un domestique de cet hérésiarque, nommé Juan Sanchez. Tous moururent sans se rétracter, avec un indomptable courage *.
Ce devoir accompli, Philippe II reprit la direction des affaires politiques de la Péninsule, et en même temps songea à tout préparer en Espagne pour la célébration définitive de son mariage. Il faut ici reprendre les événements de plus haut.
Philippe revenait des Flandres triomphant : ses lieutenants, vainqueurs à Saint-Quentin et à Gravelines (1557 et 1558), avaient brillamment inauguré son règne, et sa diplomatie lui avait ménagé le traité de Cateau-Cambrésis. A la suite de ce traité, et comme gage du nouvel accord des maisons de France et d'Autriche, les deux puissances contractantes avaient fiancé Isabelle, fille de Henri II, au jeune don Carlos. Au moment où Ton commençait à négocier cette union, Philippe espérait épouser Elisabeth d'Angleterre. Mais celle-ci, jalouse de son autorité, redoutait de se donner un maître. D'ailleurs, l'exemple de sa sœur Marie lui avait fait comprendre clairement quel était, sur cette question, le sentiment de l'Angleterre : elle avait vu avec quelle répugnance le peuple et même la cour avaient accepté l'immixtion d'un prince espagnol dans le gou-
*• « Dexâronse quemar vivos con estrana pertinacia don Carlos de Sesa y Juan Sanchez, criado que avia sido de Caçalla... muriô aqui tambien otro hermano del mismo doctor. » luéscas Hist pontif,, déjà citée. '