Con mal colorde quartanario. » Cabrera, ibid
2. « A su siniestra le acompanaba don Juan d'Âustria, con ropon y vestido de tierciopelo carmesi bordado de caflutillo de oro y plata, airoso y luzido... la princesa de Portugal vino en litera, vestida de negro con alguna guarnicion de piedras y perlas en el tocado y manos, y las damas nunca salieron tan costosamente vestidas y preciosamente enjoyadas... El rey con ropon de tierciopelo negro forzado en martas y con muchos botones de diamante y el vestido aniarillo bordado con cordonzillos pardos y amarillos, venia à cavallo precediéndole los cuatros reyes de armas y cuatro ballesteros
»6 DON CARLOS ET PHILtPPE II
L'archevêque de Tolède.. Carranza, ayant été depuis plusieurs mois arrêté et emprisonné par l'Inquisition, ce fut Don Francisco de Mendoça, cardinal archevêque de Burgos, qui dit la messe. Il fut reçu à Tautel par les archevêques de Séville et de Grenade, les évêques d'Avila et de Pampelune, revêtus de leurs habits pontificaux. La cérémonie fut imposante : la musique de la chapelle royale et de la cathédrale retentit durant tout l'office . Lorsqu'il fut terminé, au milieu d'un grand silence, un des rois d'armes dit à haute voix : « Que ceux qui doivent prêter serment à Son Altesse prennent leurs places, et le comte d'Oropeza avertit la princesse Jeanne qu'elle devait, la première, jurer fidélité au prince d'Espagne *. Le licencié Menchaca, oydor de la chambre du roi, lut la formule du serment. La princesse se leva, puis, accompagnée du roi et de l'infant, elle s'avança vers le cardinal, s'agenouilla, et, posant la main sur le crucifix et sur l'Évangile, jura d'obéir à doB Carlos et de le tenir pour légitime héritier du trône; elle voulut ensuite baiser la main du prince. Mais celui-ci, sans y consentir, la releva, l'embrassa
y maceros y el conde de Oropeza, mas cercano k S. M. con el estoque al ombro descubierto. » Cabrera, ibid,
i. « El cardenal don F. de Mendoza, que havia de decir la misa en altar halld los arzobispos de Sevilla y Granada, y.los obispos de Avila y Pamplona, vestidos de pontiQcal... celebrada' la misa con la solenidad de mûsicay instrumentos y voces de la capilla real y iglesia, dixo el rey de armas en alla voz : Los que han de jurar à S. A. vayan â sus asientos... El conde de Oropeza dixo à. la prince sa avia de ser la primera en jurar à S. A. » Cabrera ibid. — « La principessa donna Giovanna. che fu la prima a giurarlo econocerlo per légitime successor del padre.» Compendio delavita diFilipoo II Mss Bibl. Imp.. 10232. — Ferreras, IX, 415.
et la reconduisit à la place qu'elle venait de quitter. Menchaca, élevant de nouveau la voix, appela au serment < Tillustrissime don Juan d'Autriche, fils naturel de l'Empereur, roi d'Espagne. » Don Carlos ne se laissa baiser la main par son jeune oncle, devenu son ami, qu'après une gracieuse résistance. Les prélats, les grands, les députés des États vinrent tour à tour selon leur rang *. Le duc d'Albe, qui avait dirigé toute la cérémonie, étant grand maître de la maison du roi, se présenta le dernier au serment; mais, soit oubli, soit orgueil, il ne s'avança point pour baiser la main du prince ^. Cette infraction aux règles de l'étiquette blessa vivement don Carlos, qui lui jeta un regard indigné. Le duc comprit sa faute et fît immédiatement ses excuses, mais l'infant les reçut avec hauteur, et, dépassant le but, répondit avec une telle insolence que le roi, dit-on, dut intervenir et commanda au prince de donner satisfaction au duc d'Albe. Don Carlos vit qu'il fallait céder, et, dissimulant sa rancune, embrassa le vieux général*. Don Juan d'Autriche , après cet incident, se leva, et lut à son neveu la formule du serment des rois. Don Carlos jura de garder les lois et fueros des royaumes espagnols, de les maintenir en paix, de
i. «... Fué a besarle la mano, y él la embraçô y no se la quiso dar... illustrissimo don Juan de Austria, hijo natural del Emperador rey de Espafia... Luego juraron los prelados y el principe no les quiso dar la mano. » Cabrera, ibid. — Ferreras, ibid.
2. « El duque de Alva que avia gobernado el acto fué el postrero en jurar y olvidado de ir abesar la mano. » Cabrera^ ibid,
3. « Le mirô con enfado... fué y di6 su disculpa... y le abraçd S. A. » Cabrera, loco cit. — Lafueute, loco cit»
rendre à ses sujets bonne et exacte justice, de défendre de sa personne et de toutes ses forces la foi catholique dans ses États *.
Ainsi se termina cette cérémonie, qui fut, pour ainsi dire, le point culminant de la vie de don Carlos. Mais la fortune sembla ne lui avoir accordé cette belle journée que pour rendre plus sensibles les malheurs qui devaient la suivre, et ne l'avoir tant élevé que pour le précipiter de plus haut. La santé de la reine étant devenue meilleure, les fêtes du mariage, interrompues par sa maladie, furent continuées avec splendeur^ et tandis que les souverains embellissent d'ordinaire leurs jours de joie par l'exercice de la clémence, ce fut par un auto-da-fé que, le dimanche 25 février, se termina le programme des plaisirs offerts au peuple et à la cour ^,
1. « Don Juan de Austria leyo el juramentoal principe susobrino de guardar los fueros y leyes destos reynos, mantenerlos en paz y justicia, defender la fé catolica con su persona y hacienda y con todas sus fuerzas. » Cabrera, loco ciL
2. « Mejorada la salud de la reyna, continuaron las fiestas que se habian suspendido... y no falto el spectâculo de un auto de fé que S3 celebroel domingo decarnestolendas. » Lafuonte, VIII, 80.