SON RETOUR A MADRID
Philippe II, après avoir ainsi consacré les droits de son fils, paraît s'être appliqué à le rendre digne du fardeau qui lui devait être un jour confié, et, pour y parvenir, cédant aux inspirations de sa nature chagrine et sévère, il l'assujettit à une rude discipline *. De là, ce qui devait s'aggraver de jour en jour, mais se révéla dès l'origine, des rapports difficiles entre le père et le fils. Le roi, inquiet de cet état de choses, mais surtout de la fièvre qui ne cessait de tourmenter l'infant et l'empêchait de prendre part aux fûtes de la cour, songea dès lors à l'éloigner momentanément^. Il voulut l'envoyer dans une ville
i. « No podia el rey templar la inclinacion de don Càrlos, .ven cieado siempre à la disciplina la naturaleza entregada à libertad y desdrdenes. » Cabrera, VH, 469. — Voy. aussi Watson, Hist, of PhiL ir, II, 23.
t. La sollicitude de Philippe II est 'pleinement justifiée parce témoignage de Tambassadeur de France qui était alors Tévèque de