‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 63 sur 199 · Dépèclies manusc. de Forquevaulx (septembre · texte numérisé non relu

Dépèclies manusc. de Forquevaulx (septembre

RAPPORTS DE PlflLlPPE Jl ET DE SON FILS irt

montré souvent cruel dans sa fureur, et il déteste tous les serviteurs do son père *. » J'ai indiqué précédemment les informations données par Soranzo au sénat de Venise sur les relations du père et du fils. Forquevaulx écrivait à Paris : « Il resprouve et mes^prise communément toutes les actions du roy son père ^5 » et ailleurs : « Il y à eu quelque prise entre le Roi Catholique et son fils pour les désordres qu'il (l'infant) continue à faire assez mal à propos ^. » Brantôme, à son retour de Madrid, signalait cette haine funeste dans ses Mémoires ; tous les historiens, échos des conversations générales du temps^, sont d'accord sur ce point, et l'on a vu plus haut quels tourments religieux cette invincible antipathie avait jetés dans l'âme de don Carlos.

Le malheureux prince, à mesure qu'il avançait en âge, tout en conservant d'autre part les bonnes qualités que nous avons étudiées, devenait dans ses accès de fureur maladive de plus en plus redoutable à ceux qui l'entouraient, et ces accès étaient de plus en plus fréquents: ses sentiments envers son père prenaient un caractère systématiquement hostile, et des faits nombreux sans cesse renouvelés, « des folies trop débordées, » selon l'expression de l'am-

1. « È ardente nelle cose sue, et forse precipitoso; facilmente s'adira, et neU'iraha dato segno d'esser crudele... Non è amico de' servitori del padre. » Relazione di Tiepolo. Ms. déjà cité.

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