‹ Don Carlos et Philippe II (volume 2)Chapitre 74 sur 156 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

leurs, comme nous tenons, que ce moyen sera le plus convenable et le plus conforme au service de Dieu et à l'avanlage du public, double objet qu'on a eu en vue dans ce qui s'est fait jusqu'à présent, et auquel on s'attachera encore dans ce qui se fera à l'avenir, selon que vous en serez informé, quand le moment en sera venu et que cela sera nécessaire....

« Moi LE Roi ('). »

La lettre aux villes était conçue dans des termes idenliques; mais le roi transmit des instructions particulières aux corrégidors : « Comme il pourrait arriver — leur écrivit-il — que, mus d'un bon zèle, et ne comprenant pas bien ce qui convient en ceci , les ayuntamientos voulussent nous envoyer quelqu'un , au nom de leurs villes , pour nous offrir des compliments de condoléance sur cet événement, ou faire quelque autre démarche de cette nature, vous les en détournerez, cette matière n'étant pas de celles où l'on doive user de moyens semblables ni faire de telles démarches. S'ils veulent répondre à notre lettre, vous ferez en sorte qu'ils se bornent à nous témoigner la satisfaction, qu'en raison ils doivent avoir, de ce que nous avons pris celte résolution avec la maturité qu'un tel cas requiert. » Le roi ajoutait que dans le public on formerait peut-être des jugements divers sur la réclusion du prince; que, par ce motif, il ne trou-

(') Voy. le texte de celte lettre dans ['Appendice B

vcrait pas mauvais que ce quil écrivait à la ville fût divulgué (').

Aux archevêques, aux évêques, aux audiences royales. Philippe tenait le même langage qu'aux villes cl aux grands. Il recommandait, de plus, aux prélats de faire prier continuellement dans les églises de leur diocèse pour lui , pour la conservation de son état royal et pour la bonne direction et progrès, non-seulement de l'affaire dont il les entretenait et qui était d'une si grande importance, mais encore de toutes les autres ("). 11 n'indiquait, du reste, à ces derniers aucun changement à apporter dans les prières qui se disaient pour la famille royale Ç).

{') " Y porque podria ser que, movidos con buen celo, no eulendiendo bien lo que en esto convjene, pretendiesen hacer cumplimientoy enviar persoiia, en nombre dessa ciudad, à nos sobr'esie caso, 6 hacer otra dibgoncia desla calidad, vos lo desviareis, que esta no es materia eu que se ha de usar de semejantes medios ni diligencia. Y si quisieren responder â nuestra carta, endereçareis que eslo sea tan solamente mostraudo el crédite y salisfaccion que con razon deben teiier de que nos habremos lomado esta resolucion con el fundameuto que para ta) caso se requière, y lo que se hubiere de escribir y Iratar sea enderezado â este tin. Y porque esta es maleria en que se podrian hacer diversos juicios, no es inconveniente que, para quilar discursos, demâs de los que se juntaren en el ayuntamienlo, se entienda por otros lo que à esa ciudad escribimos, y lo que de la dicha carta résulta y puede colegir. De Madrid, â 22 de benerode loGSaûos. Yo el Rey. •> (Arch. deSimaucas, Cédulas de la cdinara, leg. 321.)

C*) u Y os rogamos lengais piirlicuiar ctiidado que en esa igiesia y en las otras dcsa didcesis se haga conlinua oracion por nos y por la conservacion de nuestro estado real, y por la buena direcciou y progreso de uuesiras cosas, asi en este negocio que es de tan gran calidad, como lo demas. » (Lettre du 22 janvier loGS, ibid.)

(') « La prière de l'Église, en laquelle prière il est comprins, continue comme elle souloit se dire, par ces propres niotz : Et famulos ttios.

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