‹ Don Carlos et Philippe II (volume 4)Chapitre 16 sur 146 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

fruit qu'il pouvait s'en promettre : Tinfant montrait de l'application ; il écoutait avec plaisir les leçons qui lui étaient données: il en prolilait. Il ne manquait pas, d'ailleurs, d'esprit naturel, et Ton citait de lui des saillies dont on fit même un recueil , pour l'envoyer à l'empereur, son aïeul ('). On conçoit la joie de Philippe, en recevant des nouvelles aussi satisfaisantes (").

Malheureusement, comme on le verra bientôt, cette ardeur de don Carlos pour l'élude ne se soutint pas^ ce beau commencement eut une suite qui y répondit peu.

(') Relation de Federico Badoaro, faite au sénat de Venise en 4337. Voy. nos Relations des ambassadeurs vénitiens sur Charles- Quint et Philippe 11, p. 65.

(^) Philippe, écrivant, de Bruxelles, le 2 mai 1536, à Honorato Juau, lui accuse la réception de sa lettre du 23 mars, et ajoute : « Holgué cou « ella, por las nuevas que me dais de los estudios del principe mi hijo, « y de lo bien que aprovecha, que no avia cosa que me pudiesse dar « mayor contentamiento, que ver que del trabajo que ternays sale el « fruto que yo desseo. » (KiRCHcn, p. 138.)

Voy. encore ce qu'Honorato Juan dit des commencements de don Carlos, dans sa lettre du 30 octobre 1558, que nous donnons à la fin du chap. II.

i6 DON CAHLOS El l'HILlI'lM'; 11.

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