‹ Don Carlos et Philippe II (volume 4)Chapitre 2 sur 146 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

la passion des esprits sérieux, on s'cloniiail de ne posséder pas encore un récit fidèle, circonstancié, des faits qui amenèrent la fin prématurée du fils de Philippe II.

C'était, dans les annales du xvi« siècle, une regrettable lacune.

J'ai essayé de la remplir en faisant paraître le livre que je soumets aujourd'hui au jugement du public. y ai-je réussi ? Le lecteur en décidera.

IMais qu'il me soit permis de dire comment j'ai été entraîné à écrire ce livre, et quels éléments ont servi à sa composition.

Lorsque, il y a vingt ans, le gouvernement belge me confia la mission d'aller rechercher, dans les archives et les bibliothèques de la Péninsule, les actes de la domination espagnole aux Pays-Bas, ce fut à la bibliothèque nationale, à Madrid, que je commençai mes investigations.

Ce bel établissement, qui doit son origine à Philippe V, renferme une magnifique collection de manuscrits. J'y fis une ample moisson de documents sur l'histoire de la Belgique.

Entre les manuscrits qui attirèrent mon attention,

,v DON CARLOS ET PHILIPPE II.

il y en avait un (') où étaient contenus deux recueils de pièces ainsi intitulés :

El despacho gênerai que se liizo para el rey sohre el recofjimiento del principe don Carlos ;

El despacho gênerai que se hizo para los perlados, grandes, etc., sobre lo de la muerte del principe nuestro sehor.

Le premier de ces recueils était formé des lettres adressées par Philippe 11, le 22 janvier 1568, aux évêques, aux provinciaux des ordres religieux, aux villes et aux corrégidors de Castille, sur l'arrestation de son fils.

Dans le second étaient les lettres du 27 juillet de la même année par lesquelles ce monarque annonça aux prélats, aux grands et aux villes la mort du prince, arrivée trois jours auparavant, ainsi qu'une lettre particulière du secrétaire d'Etat Francisco de Erasso écrite à ce sujet aux corrégidors et aux présidents des audiences royales.

La révolution qui marqua les derniers temps de la vie de don Carlos ne pouvait rester étrangère à mes

(') Il est m.irqué F f 9.

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