‹ Don Carlos et Philippe II (volume 4)Chapitre 52 sur 146 · CHAPITRE V. HJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. HJ

H Quant à l'affaire du concile, je n'ai rien à ajouter à « mes déclarations précédentes ; j'observerai ce que « j'ai promis, et plût à Dieu que tous ceux qui ont à « y intervenir en fissent autant , car alors le concile « aurait le résultat désiré ! En ce qui concerne le « mariage de l'archiduchesse Elisabeth, je remercie le « roi du soin qu'il prend des choses qui me touchent, « bien que je les tienne pour siennes propres, puisque, « nous et nos enfants, nous sommes tous à lui ('). » Il chargea le comte de Luna de faire savoir à sa cour qu'il avait le dessein d'envoyer le prince de Bohème à Madrid, pour qu'il y fût élevé, si le roi le permettait. Il lui expliqua les motifs qui l'avaient engagé à prendre cette résolution, dans laquelle il se flattait que son beau-frère trouverait un témoignage signalé de son affection et de son dévouement : d'une part, dit-il à l'ambassadeur, il était persuadé que son fils recevrait une meilleure éducation en Espagne ; il craignait qu'en Allemagne, vu la situation où se

C) « Habiendo visto su carta y mostrado que holgaba mucho con ella, y habiéndome oido muy bien, me dijo : « El rey me ha hecho muy gran « merced con su carta, y puedo decir que ha buenos dias que no he hol- » gado con cosa mas, porque en ella me dice muy buenas palabras, y « conozco que uacen del amor y buena voluntad que me tiene ; y si yo « pudiese moslrar por la obra el deseo que de serville tengo, conoceria « bien que lodo me lo debe ; mas pésame que no se aya ofrecido en " que yo pueda raostrar esta. Vos le podeis decir que yo le beso las « mauos por ella, y que conozco que lodo me hace merced, y que lo que M me dice procède de la buena volunlad que me tiene.... Cuanto à lo de » la ynfantadoîïa Ysabel, yo beso las manos al rey, por el cuidado con « que loma las cosas que me tocan, aunque yo las tengo por tan suyas, « pues lo somos todos, padres y hijos.... » (Dépèche du comte de Luna, du 29 janvier 1561)

lis DON CARLOS ET PHILIPPE II.

Irouvail ce pays, il ne fût exposé à rinfluence de maximes dangereuses-, d'autre part, il voulait que le prince de Bohème connût le roi et le prince des Asturies ('). Il parut toutefois regretter, quelques jours après, de sètre avancé autant : il fit prier le comte de Luna, par la reine, de ne pas écrire à Madrid que c était lui qui avait proposé Fenvoi de son fils en Espagne , mais de dire que c était la reine , et que lui, pour complaire à sa femme et à son beaufrère , y avait consenti Q. Singulier scrupule et précaution étrange de la part d'un prince aussi intelligent que Maximilien! car, malgré tout ce que pouvait promettre le comte de Luna, il devait bien s'attendre que ce diplomate rendrait au roi d'Espagne un compte fidèle de ce qui s'était passé.

La résolution de Maximilien causa une joie extrême à la reine, sa femme. Zélée catholique, Marie d'Autriche l'avait vu avec chagrin se laisser aller aux opinions des novateurs et introduire, dans sa maison, dans son intimité, des personnes suspectes en matière

C) V Mandôme que yo escribieseà V. M. quel queria enviar al principe su bijo, para que se criaseahî, si V. M. se contentaba, por enviar la mejor prenda que Icnia ni podia dar dcl amor y deseo que de servir à V. M. tiene ; y bablaiido en esta materia, nie dixo que se criaban mejor por alla, y que era peligro, segun las cosas estaban por acà, que no se les pégase algo, y que ausi, por esto como porque conosciese â V. M. y al principe, y se criase en su conipaîiia , lo habia determinado. « (Dépèche du comte de Luna, du 29 janvier 1361.)

(*) u La reyna me dljo, habiendo esrrito esta, qu'el rey le habia dicho quequerria que yo no escribiescqu'él habia propuesto la ida de sus hijos, sino ella, y quel , por hacerle placer à ella y à V. AI., se coulentaria dello, y que me lo maiidase y rogaseansi. Yole dijequeansi lo haria. « (Postdata à la dépêche du comte de Luna, du 29 janvier.)

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