‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 101 sur 358 · voire de couleur. Enfin il estoit un terrible masle *. j · texte numérisé non relu

voire de couleur. Enfin il estoit un terrible masle *. j

Pie IV n'en crut pas moins devoir donner au fils du plus

puissant et du plus zélé protecteur de TÉglise une marque

de sa bienveillance spéciale : au mois de février 1565, il ^envoya à don Carlos, par Wenceslas Rangon, Tun de ses . camériers. Testée et le chapeau qu'il avait bénits le jour de

Noël précédent, selon l'usage des souverains-pontifes ^.

de Philippe II contre don Carlos, l'anecdote du cordonnier forcé de manger le cuir de ses bottes. [Ilisloria de los protestantes espaholes, p. 340.)

1. Hihler le pavé, « courir la nuit, comme font les filoux, les débauchés, » les Irainenrs d'épée... » (Dictionnaire de Trévoux.)

S. Brantôme, OEuvres complètes, édit. Buclion, 1838, t. I, pp. 126 et

3. « ... Ël.estoquc y pileo consagrado que Su Santidad onvio a Su Âlteza con Vinceslao Rangon, su camarero, por hebrero do) ano pasado de

Lo comte (l'Egmont vint, à cette époque, à Madrid, chargé par la gouvernante et le conseil des Pays-Bas de supplier lo roi de se rendre dans ces provinces, ou de les secourir d'une manièn» eflîcacc. Il y séjourna six à sept semaines. II ne manqua certainement pas de faire sa «cour au prince qui était placé sur les plus proches degrés du trône; mais faut-il ajouter foi à ce que Brantôme et Cabrera donnent à entendre, que don Carlos aurait été engagé par lui à partir pour la Flandre, même sans le su et consentement de son père *? Nous y sommes d'autant'moins disposé que Brantôme parle d'après des bruits recueillis longtemps après; il n'était plus en Espagne lorsque le comte d'Egmont y arriva. Quant à Cabrera, il n'appuie d'aucune preuve ce qu'il avance.

Depuis plusieurs années, Catherine de Médicis, sous le prétexte de revoir sa fille, sollicitait une entrevue avec Phi-

1565... « (Archiyes do Simancas : Contadurias générales , 1« época, leg. 1051.)

Dans une lettre à Charles IX, du 16 mars 1565, Saint-Salpice annonça Tarrivce du camérier, porteur de l'épée bénite, et ajoute qu'il doit la remettre au prince d'Espagne « ung de ces jours. »

a Acostumbran — dit Siguexza, Historia de la ôrden de San GerônimOj part. III, liv. III, pp. 636 et suiv. — los pontifices romanos, en la ilustra iiesta de la Natividad del Senor, dar 6 embiar à algnn célèbre y christianissimo principe una espada guarnecida ricamento. » ^

En 1591, Grégoire XIII envoya Testoc et le chapeau bénits an prioee Philippe, depuis Philippe III. Siguenza, 1. c, donne la description de ces objets, et raconte les cérémonies qui en accompagnèrent la remise.

i. oc ... Il se faschoit fort de demeurer oysif en Espaigne, et roesmes quand il ouyt parler le comte d'Aigucmont, qui luy proposa force belles choses, dont les mains luy démangèrent si fort pour mener guerre, qu'on dict qu'il se Youlut desroberpour aller en Flandres. » (Brantôme, OEuvres compté' tes, etc., 1. 1, p. 126.) — « El marqués de Berghe i mos, do Montigny proseguian en la pratica que el conde de Egmont dex(3 començada. Eraque el principe, con voluntad de su padre 6 sin ella, pasase i los Paises Baios, donde le obedecerian, semrian... i si necesario fuese a su defensa, si iba sino beneplacito de su padre, harian armada para conservalle 6 rednxille en su gracia... » (Cadrera, Felipe If, liv. VII, ch?p. II, p. 306.)

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