CHAPITRE VIII
Ouvertures faites à Phiiippo II on vuo du maiiago de don Carlos. — Catherine do Médicis propose pour lui Marguerite de Valois, sa fille. — Les princes de Lorraine mettent en avant Marie Sluarl. — L'empereur Ferdinand tjlclie do faire préférer l'archiduchesse Anne, sa petite-fille. — La princesse doua Juana prétend la préférence pour olio-môme. — Observation sur la reine Elisabeth d'Angleterre. — Don Carlos se montre réservé à l'égard de Marguerite de Valois. — Il ne peut souffrir dofia Juana. — 11 trouve mieux à son gré Marie Stuart. — Mais l'archidachcsse Anne lui plaît davantage, et il annonce l'intention de n'en épouser pas d'autre. — Politique de Philippe II relativement au mariage de son lils. — Il incline pour une alliance avec la branche allemande de sa maison. — L'empereur veut avoir une réponse catégorique. — Explications qu'il a avec le comte de Luna, ambassadeur d'Espagne à Vienne. — Démarches qu'il fait faire par son ambassadeur à Madrid. — Réponse dilatoire de Philippe II. — L'empereur n'insiste pas. — Désir de Marie Stuart de s'unir à don Carlos. — Lethington , secrétaire d'Élat d'Ecosse , fait la proposition formelle de ce mariage à l'évêquo d'Aquila, ambassadeur de Pliilippe II à. Londres. — L'évèque en rend compte au roi. — Perplexité de Philippe. — Il fait à son ambassadeur une réponse ambiguë. — L'évcqne insiste pour avoir des instructions plus positives. — Philippe lui mande de donner suite aux ouvertures de Lethington. — Embarras où c& monarque se trouve et qui s'augmente par les instances de l'empereur pour qu'il se décide d'une manière ou 4e l'autre. — Préoccupations que lui donne le caractère de son fils. — Il cherche à gagner du temps. — Il est disposé à préférer dona Juana; mais il trouve dans don Carlos une répugnance invincible pour une union avec sa tante. — Il rompt la négociation d'Ecosse. — U donne des espérances à l'empereur Maximiiien. — Don Carlos se prononce résolument pour l'archiduchesse. — Catherine de Médicis revient, & Rayonne, sur le mariage de Marguerite de Valois avec le prince d'Espagne. — Philippe lui déclare catégoriquement qu'il est engagé envers l'empereur.
Quelles que fussent les imperfections physiques et morales (le don Carlos, et quoique, depuis l'âge de quatorze ans, sa