Ibid
» OÙ son mariage devra avoir lieu. Tel est mon but*.... » Il l'autorisa aussi à dire et à certiBcrà Tenipereur que les renseignements qu'on lui avait donnes touchant le mariage du prince avec sa tante étaient inexacts; que jamais ce mariage n*avait été daiïs la pensée du roi. Enfin il lui recommanda de faire en sorte que S. M. I. patientât jusqu'à ce que la santé du prince fût rétablie, et qu'on vît la tournure que prendraient les affaires publiques et celles de la maison d'Autriche : ce délai tournerait à leur avantage commun; lorsque le temps en serait venu, ils verraient ce qu'ils auraient à faire. S. M. I. pouvait s'assurer d'ailleurs que le parti auquel, de son côté, il si? déterminerait, lui serait dicté par son respectueux attachement pour elle, ainsi que par son désir de complaire au roi, son beau-frère, et à sa sœur 2.
A Tempereur, qui lui avait écrit de sa main, Philippe répondit en se référant à ce que don Martin de Guzman et le comte de Luna lui déclareraient : « C'est — lui disait-il » — ce qui convient au bien de tous ; et V. M. doit le pren- » dre ainsi, puisqu'elle doit être persuadée que, si j'agis de » la sorte, ce n'est pas faute d'amour réciproque pour » V. M., ainsi que pour mon beau-frère et ma sœur, ni » parce que je méconnaîtrais tout. ce que vaut pour mon » fils une compagne telle que Tarchiduchesse ^, »
Le comte de Luna comprit et remplit parfaitement les
1. « .... Por demâs de aqncUo, es bien que enliendas qae al bien de mis ncgocios y do la crisliaadad conviene tener el principe libre, por muchos respectos, y no prendailc hasta el mismo tiempo en que se huyiere de casar; y es le os mi fin.... » (Lettre du 10 mars 1562, dans la Colee^ cion de documenlos inéditoSt etc., t. XXVI, p. 445.). ■.
± Ibid.
3. Lettre du 12 mars 15(32, dans la Coleeeion de doenmentoi inédUos, ew„ t. XXVI, p. 420.