Cabrera, liv. VII, chap. xxii, p
3. « Infra S. M. e il principe è una malissima satisfazior.e, tal mente cho
232 DOiN CARLOS ET PHILIPPE II
sa tante elle-même, la princesse dona Juaina, avait souvent à se plaindre de ses procédés, et s'il montrait quelques égards à ses cousins, les princes de Hongrie et de Bohème, c'était à cause de T archiduchesse Anne, leur sœur *. Une seule personne à la cour se voyait Tobjet de ses déférences et de ses hommages : c'était la reine *.
Catherine de Médicis, en se séparant de sa fille, n'avait certainement pas oublié de lui faire sentir combien il lui importait de captiver la bienveillance du prince d'Espagne. Il était naturel de supposer que don Carlos survivrait à son père, et le sort d'Elisabeth, celui des enfants qu'elle aurait eus du roi, se seraient alors trouvés entre ses mains. Un autre motif encore faisait désirer à Catherine que sa fille pût prendre de Tasccndant sur le prince : c'était le projet qu'elle avait conçu, et qu'elle poursuivit, on Ta vu, avec tant d'insistance, de marier Marguerite, son autre fille, avec l'héritier de la monarchie espagnole,
Ilàtons-nous de le dire : la bonté, la générosité innées
non potcndo S. A. dimostrarsi con altro, odîa tatti li servitori cbe le ha dado suo padre, c in ogni poca d'occasione da loro e pugni e minaccia di pugualarli. » (Lettre do Nobili au duc Cômc do Médicis^ du 24 juillet 1567.)
1. C'est robservation que fait Dietrichstein dans nne lettre du S6 septembre 1565 à Maximilien II. (Voy. Kogh, Quellen, etc., p. 148.)
2. « Quant au prince, il est aujourd'huy le plus bonneste et obéissant du monde : car, bien qu'il resprouve et mesprise communémeDt toules les actions du roy son père, et qu'il n'aye agréable chose que la princesse ny que les petis ])rinces d'Hongrie facent ou dient, il faict néanntioios semblant de trouver bon tout ce que la royne vostre fiUo faict et dit, et n'y a personne qui dispose de luy comme elle, et c'est sans artifice ni fàinele : car il ne sçait faindre ne dissimuler. » (Lettre de Fourqneyaulx à Catherine de Médicis, du 3 novembre 1569(.)
Fourquevaulx écrivait encore à la reine-mère, le 12 septembre 1S67 : « Mais de tant que ledict ûls hait son père, do tant augmente son affee- » lion vers la royne sa belle-mère, car c'est à elle qu'il a tout son recours, » et S. W. est si sage qu'elle s'y gouverne discrètement. »