‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 165 sur 358 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

» Pardo al Escurial, del Escurial à Ar anges, de A ranges à » Tolledo^ de Tolledo à Valledolit^ do Valledolit à Burgos^ 9 de BurgfSs à Madrid^ y del Pardo à Aranges^ de Ar anges » al Escurial^ del Escurial à Madrid^ etc. ; et ainsi, de » feuillet en feuillet, en emplit le livre par telles inscriptions » et escriptures ridicules, se mocquant ainsy du roy son » père et de ses voyages et pourmenades qu'il faisoit en ses » maisons de plaisance. Ce que le roy sceut, et en vit le » livre, et dont il en fut fort aigry contre luy *. »

Le mécontentement que don Carlos avait du roi, prenait de jour en jour le caractère d'une véritable aversion ; il s'étendait aux ministres et aux serviteurs de son père, à ceux surtout qu'il honorait particulièrement de sa faveur. On rapporte que, rencontrant au palais le président du congeil de Castille, don Diego d'Espinosar, qui avait mis obstacle à ce qu'un comédien nommé Cisneros donnât une représentation devant lui, le prince le saisit par le pan de sa robe, et, mettant la main à son poignard, lui dit avec colère « Méchant » petit prêtre, vous osez vous attaquer à moi, en empêchant » Cisneros de venir me servir! Parla vie de mon père, je * vous tuerai. » On ajoute que, s'il ne se porta point aux dernières violences, ce fut parce que Espinosa lui demanda grâce à genoux 2. si ce fait est vrai, on peut juger de l'impression qu'il produisit sur Philippe II.

Les propres officiers de don Carlos étaient, pour la plupart, mal vus de lui par la seiile raison que c'était le roi qui les lui avait donnés : on sait déjà comment il les traitait; le témoignage de Brantôme à cet égard est corroboré par celui de l'ambassadeur de Florence, Leonardo de Nobili 3. Du reste.

i. OEuvres complètes de Brantôme, etc.; Paris, 1822, 1. 1, p. 321.

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