‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 17 sur 358 · CHAPITRE ï · texte numérisé non relu

CHAPITRE ï

» Mascarenas, sa gonvernante. 2° Les vêtements nécessaires » audit infant seront faits ainsi que dona Lconor le dira. » 3<> Luis Sarmiento * sera présent, quand dona Leonor rc- » glera ces différents points ; il interviendra aussi à la flxaw tion des dépenses et à la reddition des comptes : tout ce ») qui concerne l'emploi des deniers lui sera soumis. 4° Ledit » Francisco de Medrano fera rapport de tout à ladite dona * Leonor et audit Luis Sarmiento, afin que l'infant soit » mieux servi, et qu'il y ait en sa maison Tordre qu'il » convient^. »

Dans des ordonnances de payement de Tannée 1550, nous trouvons mentionnés, comme officiers de la maison de don Carlos, après doiia Leonor de Mascareiias : Francisco Osorio, aumônier (limosnero) ; Gaspar Muriel, chargé en chef du soin de la table {despensero mayor de mesa) ; Fernando Ortiz de Bibanco, contrôleur de la dépense [veedor de los gastos) ; Feraan Alvarez Osorio, garde de Targenterie et du linge {qiie fué recibidopara tener cargo de la plala y ropa); Jorge Suarez et Juan Lopez, domestiques d'antichambre (reposteros de camas) ; Juan de la Pefia et PeroHurtado, huissiers {reposteros d*estrados) ; Juan Bernaldo, maréchal des logis (aposentador); trois pages, don Antonio, don Benito et

i. Don Luis Sarmiento de Mendoza^ qui avait négocié à Lisbonne, au nom de l'empereur, le mariage du prince Philippe avec la princesse Marie, et qui était revenu en Gastille à la suite de cette princesse.

â. « Primeramente, que Francisco de Medrano tenga cargo de qn'el illustrissimo infante sea bien servido, teniendo especial cuidado de mirar lo que se le ha de dar de comer, segun lo ordenare dona Leonor Mascarenas, su aya; y que los vestidos que se bubieren de hacer para el dicho infaute se bagan conforme à lo qu'eliadijere; y que Luis Sarmiento se halle présente a ello y à las quentas y gastos, y que se le dé razon de todo lo que tucare al dinero; y que el dicho Francisco de Medrano dé de todo cuenta y razon a. la dicha dona Leonor y al dicho Luis Sarmiento. para qu'el dicho infante sea mejor servido, é haya la buena orden quo ronvenga en su casa. » (Archives de Simancas, Casa real, leg. 41.)

s DON CARLOS ET PHILIPPE H

lion Alonso de Teves; deux cuisiniers, un brasei^erOy un portier, une lavandière et une esclave, du nom d'Antona *.

Don Carlos était encore à Toro avec sa tante dona Juana, quand Philippe revint en Espagne, au mois de juillet 1551. Il continua d'y résider, même après que la princesse. Tannée suivante, en fut partie pour Lisbonne, où elle allait épouser le prince don Juan, héritier présomptif de la couronne de Portugal. La séparation de dona Juana et de son neveu fut iles plus touchantes ; ils pleurèrent Tun et l'autre durant trois Ijours. On entendit don Carlos s'écrier en sanglotant : « Que \ » va devenir Tenfant (ainsi s'appelait-il lui-même), seul

» ici, sans père ni mère, mon aïeul étant en Allemagne, et » mon père à Monzon ?» Il se jeta dans les bras de don Luis Sarmiento, qui avait reçu Tordre d'accompagner la princesse, en le priant de revenir bien vite ^. Cette scène, racontée par un témoin oculaire , prouve qu'au moins dans ses premières années, don Carlos n'était pas dépourvu de sensibilité.

Jusqu'à Tàge de sept ans accomphs, PhiHppe laissa son fils entre les mains des femmes. Sur la fin de 1552, il résolut de lui donner un gouverneur. Il tenait alors, à Monzon, les cortès d'Aragon , de Catalogne et de Valence : il commanda à don Antonio de Rojas, S^ de Villerias de Campos, son premier sommelier de corps , à Gutierre Lopez de Padilla, l'un de ses maîtres d'hôtel, et à Jean de Vandenesse, contrôleur

1. Gédule du 3 juin 1550, donnée, sous le nom du roi Charles, par Maximilien et Marie, gouverneurs des royaumes d'Espagne. (Archives de Simancas. Casa real, leg. 41.)

2. u • • . A la partida de la princesa de Toro, fué cosa grande su despidimiento del infante, que durô très dias el Uorar del uno y del otro... £1 infante decia : « El nifio (que asî se nombra él à si misma) i como ha >» de quedar aqui solo, sin padre ni sin madré, y teniendo el agiïelo en ».Almenia y mi padre en Monzon? » (Lettre de don Luis Sarmiento de Mendoza à l'empereur, du 24 novembre 1552, dans la Coleccion de documentos inédiios, elc, l. XXVI, p. 392.)

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