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4. Lettre de Fourquevaulx à Catherine de Médicis, du 26 août 1566. L'ambassadeur/ après avoir raconté ces particularités, qu'il tenait de la reine elle-même, ajoute : « Tellement qu'elle pense avoir conceu caste » infante la nuit ensuivant^ car elle fat de retour ver& le roy son mary . »
Courtewille, dans sa lettre da 30 août à VigUus, déjà citée, rapporte les mêmes circonstances à peu près que l'ambassadeur de Charles IX ; il dit de plus : « Je tiens que son principal nom sera la infanta dîna » Yiabel. » L'événemeat justifia cette conjecture. .
deux années plus tard, Philippe II céda les Pays-Bas, en la mariant avec l'archiduc Albert, Tun des fils de Maximilien II. Quelques jours avant Taccouchement de la reine, don Carlos avait donné un nouveau sujet d'indisposition à son père. Philippe s'était enfermé avec plusieurs de ses ministres, pour délibérer sur des affaires d'importance. Don Carlos, curieux de connaître ce dont ils parlaient, appliqua son oreille à la porte de la chambre où ils étaient réunis. Il se trouvait là exposé à la vue des dames de la reine, qui étaient dans les appartements supérieurs, et des pages qui étaient en bas. Don Diego de Acuna, Tun de ses gentilshommes, lui en fit l'observation ; il lui dit aussi que le roi pourrait sortir subitement, et qu'il s'étonnerait de le trouver en cet endroit. Don Carlos en voulait depuis longtemps à Acuna *; il prit mal ses paroles; il s'oublia même jusqu'à le frapper du poing. Le roi, qui le sut, réprimanda vertement son fils ^. Il attacha depuis à sa propre maison don
1. D'après uno lettre de Dietrichstein à Maximilien, da 19 avril 1564, don Carlos détestait Acafia, parce qne celui-ci rayait obsédé pour qa*i\ épousât sa tante dofia Juana. (Koch, Quellen, etc., p. 119.)
2. « No puedo dexar de avisar é, V. S. como estos dias, estando Su Magd. en la càmara del consejo d'Estadoi sobre las cosas de FlÂndes, el principe nuestro sefior se puso arrimo à la cerradura de la pnerta para escucharlo. Y como don Diego de Acunha le dixese que Su Magd. saldria, y que Su Aileza se fuese de ally, porque le veyan de arriba las damas do la reyna, y de abaxo los pages, le començô el principe é. tratar mal, y aun dar de pescosones cop los punos cerrados.... Su Magd. lo ha sabido, y ha renido mucho il su hijo.... Aldicho don Diego trae de mucho tiempoodio, y dize que quantos afios le ha seryido, tantos le trac enladado.... » (Lettre d'Alonso de Laloo au comte do Hornes, écrite de Ségovie, la 3 août 1566, dans Montigny't leven en dood, Bylage, p. 18.)
Leonardo de Nobili, ambassadeur de Florence à Madrid, dans une lettre a Côme de Médicis du 24 juillet 1567, rapporte le môme fait en ces termes : « A don Diego da Cugna, principal cavaliero délia sua caméra, U dette delli » pugni, talchè dimandô licenza da S. M. e partissi da quel serviiio. Ma » S. M. lo feco subito délia sua caméra, con darli una commenda molto » buena e grandi offerte, scusando la ineptia del principe. »
CHAPlTUli: IX 245
Diego de Acuna, qui ne pouvait plus rester au service du prince, après avoir reçu de lui un tel outrage, et le gratifia d'une commanderie supérieure à celle dont il avait joui jusqu'alors *.
1. La commanderie d'Acnna était de 2,000 écus ; le roi lui donna celle du seigneur de la Ghaulx» qui était de 3,000. (Lettre de Jean de Noircarmes, seigneur de Selles, au comte de Homes, écrite de Madrid, le 27 mars 1567, aux Archives du royaume.)