CHAPITRE X
Airivte d Miuhid du baron de Monligny, chargé, avec le marquis doBergbes, par la gouveriianlo des Pays-Das, d'exposer au roi la silualion critique de ces provinces. — Accident survenu au marquis. — Opinion désavantageuse que le roi a de ces deux personnages ; motifs sur lesquels elle est fondée. — Il dissimule toutefois et fait ù. Monligny un accueil bienveillant. — Il l<> rassure sur ses sentiments à l'égard des seigneurs des Pays-Bas. — Montigny est dupe de ces démonstrations fallacieuses. — 11 représente au roi l'urgence d'abolir l'inquisition, de modérer les pla* canis et d'accorder un pardon général. — Réponse évasive de Philippe.
— Nouvelles instances de Montigny. — Le roi remet sa décision jnsqu'a])rès qu*il aura établi sa résidence au château de Valsain. — Il ordonne à llopperus, Tisnacq,- Courlewille et Pfinzyig d'aller l'attendre à Scgovie. — Il mande au cliâleau de Valsain les membres de son conseil d'Ktat, et veut qu'ils délibèrent avec les ministres belges sur les mesures qu'exige la situation des Pays-Bas. — Remarque à propos do compte rendu de ces délibérations par Hopperus. — Mécontentement de* Monligny de n'avoir pas été appelé au conseil. — Mémoire présenté par lui au roi. — Philippe II réunit, sous sa présidence, ses ministres espagnols et belges ; il leur déclai e ses déterminations sur les trois points sollicités par le gouvernement des Pays-Bas. Hopperus et Tisnacq les coininuniqueni à Montigny, qui les blâme avec vivacité devant eux, s'en explique librement avec le roi, et tient un langage plu? libre encore à Uuy (iomcz. — Restrictions moniales mises par le roi aux concessions auxquelles il vient de consentir : déclaration secrète dont il fait dresser acte par le notaire Pedro de Hoyos ; lettre à son ambassadeur à Rome.
— Il ordonne à la duchesse do Parme do lever des troupes en Allemagne, et lui interdit de convoquer les états-généraux. — Positioa pénible de Montigny, dont les ennuis s'augmentent encore des relards que souffre l'arrivée du marquis do Berghes. — Répugnance de Berglics pour la mission qu'on lui avait donnée. — 11 se met enfin en route. — A Lusigïian, il hésite à poursuivre son chemin, et envoie son majordome Agui- Icra à 3Iontigny. — Conférence nocturne et secrète d'Agailera avec Monligny, qui le présente le lendemain au roi. — Philippe écrit au mar-