‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 179 sur 358 · CHAPITRE X tî · texte numérisé non relu

CHAPITRE X tî

rai et grand-bailli xle Hainaut, avait é(c désigné pour faire avec lui le voyage d'Espagne; une blessure qu'il reçut au jeu du mail, à Bruxelles, deux jours avant celui fixé pour soii départ, l'avait forcé de le différer.

Philippe II n'ignorait point la part que Berghes et Montigny avaient prise à tout ce qui était arrivé dans les Pays-Bas depuis 1559 ; les lettres de la duchesse de Parme, de Grànvolle , du secrétaire Armenteros , du contador Alonso del Canto, de fray Lorenzo de Villavicencio ^ Ten avaient trop bien instruit. La conduite du premier à Tournay et celle du second à Valenciennes, lors des troubles excités dans ces deux villes par le.s calvinistes , Tavaient beaucoup mécontenté. Tous deux étaient à ses yeux de fort mauvais catholiques : Montigny avait mangé publiquement de la viande à Tournay pendant le carême ^ ; lui et le marquis déclaraient à qui voulait l'entendre qu'il n'était pas bien de verser le sang pour ** les choses de la religion ^. Berghes avait osé demander au doyen de Sainte-Gudule , à Bruxelles , en quel endroit de l'Écriture il trouvait que les hérétiques dussent être brûlés, et répondre à une dame qui le consultait, aux eaux d'Aix-la- Chapelle, sur la conduite à tenir envers ceux qu'elle avait dans sa terre: « L'hérétique qui se convertit doit être exempt, » de toute peine; Tobstiné , moi je ne le tuerais pas, parce » qu'il peut se convertir *. » A la duchesse de Parme ellemême il avait dit tout récemment que quatre années ne se passeraient point sans que le roi, s'il tenait à conserver les

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