‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 182 sur 358 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

réfléchir mûrement. Sur de nouvelles instances de Montigny, il finit par lui dire qu'il se déciderait au chàleau de Valsain où il devait aller retrouver la reine *. Il commanda à Hoppcrus, arrivé depuis plusieurs semaines à Madrid pour remplacer Charles de Tisnacq dans la charge de garde des sceaux des Pays-Bas, à Tisnacq lui-même, au secrétaire d'État Josse de Courtewille et au secrétaire pour la correspondance allemande Pfinzing, d'aller l'attendre à Ségovie. Le 25 juin il partit pour le Pardo ^. 11 rejoignit la reine le 8 juillet 3.

Il avait mandé au château de Valsain les membres de son conseil d'État : le duc d'Albc, le prince d'Eboli, le comte de Feria, le prieur don Antonio de Tolède, don Juan Manrique, Luis Quijada ; il leur ordonna de délibérer, sur les mesures qu'exigeait la situation de ses États de Flandre, avec les trois ministres belges, Hopperus, Tisnacq et Courtewille.

Nous avons, dans Touvrage d'Hopperus sur les troubles des Pays-Bas' *, un résumé de ces délibérations, mais il ne répond qu'imparfaiteftient à la curiosité du lecteur ; il est diffus et sec ; il ne donne aucune idée des débats qui eurent lieu- dans le sein du conseil ; on n'y voit pas les avis qu'exprimèrent individuellement les personnages considérables appelés à formuler des propositions dont le sort des Pays- Bas allait dépendre.

Montigny, qui s'était rendu au château de Valsain sur l'invitation du roi, fut mortifié de n'avoir pas été admis à ce conseil ; le caractère dont il était revêtu, sa qualité de che-

1. Lettre de Montigny à la duchesse de Parme, du 29 juin, dans la CoV' respondance de Philippe II, etc., t. I, p. 426.

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