‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 189 sur 358 · Lettres de Fourquevaulx à Charles IX, du 2 novembre · texte numérisé non relu

Lettres de Fourquevaulx à Charles IX, du 2 novembre

Les nouvelle? qu'il recevait des Pays-Bas étaient de plus en plus nlarniîuiies. Dan? ses dernières dépèches, la duchesse (le Tarnie lui déclarait que ce n'était pas seulement la reli- *»:ion, juai? que c'était aussi sa souveraineté qui se trouvait en ju'i'il. « La plupart des sectaires, lui écrivait-elle, quoiqu'ils » pn testent do leur dévouement à Votre Majesté, montrent )) tout le contraire parleurs œuvres, comme s'ils ne connaisr » soient Votre ilnjesté i)our roi, et fussent de volonté de » ne jamais souffiir ses commandements, sinon à leur bon » plaisir : de manière que })our aucuns la religion n'est que » le manteau ou le masque de leurs prétentions *. » Elle allait ])lus loin : elle disait tenir de bon lieu que des projets de parta'Tc des Pays-Bas avaient été formés par les chefs du mouvement révolutionnaire; que le Brabant était destiné au prince d'Orange, la Hollande au seigneur de Brederode, la Frise et TOveryssel au duc Auguste de Saxe, la Gueldre aux ducs de Clèves et de Lorraine, la Flandre, le Hainaut et l'Artois au roi (le France, avec le comte d'Egmont en qualité de gouverneur perpétuel et héréditaire *. Enfin — et ceci était plus positif (fue les projets dont on lui avait parlé — elle mandait à son frère que le prince d'Orange, les comtes Louis de Nassau, d'Egmont, de Hornes et d'Hoogstraeten avaient tenu, le 3 octobre, à Termonde, une conférence secrète où il avait été question de lui résister, s'il venait avec une armée aux Pays-Bas ^.

Toutes ces nouvelles causaient de grands soucis à Philippe IL On remarqua, après qu'il fut reven\i à Madrid, que, ^ contre son habitude, il ne se laissait point voir en public, ei qu'il s'abstenait même d'aller à la chapelle du palais, poup^

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