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4. Lettre du 3 juillet 1554, apud Ath. Kirguer; Principis christiani Archetypon poHticuniy etc., 1672, in-4o, p. 135, et dans la Coleccion de documentos inéditos^ t. XX VI, p^ 395.
Rojas >. Don Carlos dc\aii résider à Valladolid auprès de sa tante, la princesse doua Juana, veuve, après un an de mariage, du prince don Juan de Portugal, et que l'empereur avait nommée gouvernante des royaumes d'Espagne pendant Tabsence de son fils.
Le choix que le prince avait fait d'Honorato Juan fut universellement approuvé. Né à Valence le 14 janvier 1507, et issu d'une famille ancienne et distinguée, Juan, après avoir fait de brillantes études dans son pays, était allé à Louvain, où il avait suivi les leçons du savant Vives; il passait pour / un des hommes les plus instruits de l'Espagne : « Sa science » dans toutes les branches des belles-lettres — dit un con- » temporain — est si grande et si rare, qu'elle a émerveillé » tous ceux de notre temps. Italiens, Allemands, Français, » Flamands, Anglais, Espagnols, qui sont véritablement doc- » tes, et (jui tous rendent témoignage de son génie extraor- » dinaire, ainsi que de la variété et de l'étendue de ses con- » naissances dans les littératures grecque et latine, dans la » philosophie naturelle et morale, et dans les mathémati- » ques ^. » Honorato Juan à un savoir prodigieux joignait le caractère le plus élevé et des mœurs exemplaires. Charles- Quint, qui appréciait le mérite, l'avait appelé à sa cour ^. 11 faisait partie de la suite de Philippe, quand ce prince passa en Allemagne et aux Pays-Bas, à la fin de 1548 ^.
1. Lettre du 3 juillet 1554, dans la Coleccion de documentos inédiloSj etc., t. XXVI, p. 396.
± <c Su sciencia en todo género de letras es tanta y tan rara, que todos los verdaderamente doctos de este tiempo, Italianos, Âlemanes, Franceses, Flamencos, Ingleses y Espanoles, admirados, han dado testimonio de su muy peregrino ingenio, y del mucho y hondo conocimiento que en los autores griegos y latinos, y en la filosofîa natural y moral, y disciplinas matemâticas, tiene.... » (âlvaro Nunez, cité par Kirgher, p. 146.)