‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 193 sur 358 · Felipe II, liv. VII, ch. xxii, p · texte numérisé non relu

Felipe II, liv. VII, ch. xxii, p

îi. Voy. la lettre de Dielrichstein à Maximilien II, des 2 «t 8 janvier 1567, dans Koch, Quellen, etc., p. 177.

3. Dans une de ses lettres au comte' de Hornes (du 29 mai), Alonso de Laloo noas apprend que don Carlos, ayant su l'arrivée à Madrid d'an Espagnol, Pero Lopez, qui revenait des Pays-Bas, le fit immédiatement appeler, afin d^avoir des nouvelles de ce qui s'y passait. — On lit, dans un avis envoyé à Charles IX par Fourquevaulx, le 2 novembre 1566, que le prince (don Carlos) « a exorté les seigneurs du conseil d'Estat et de » guerre, un après aultre, et les a priez de remonstrer au roy son père » qu'il veuille embrasser vivement les affaires de Flandres, et postposer » toutes choses pour y remédier. »

4. Viglius écrivait à Granvelle, le 23 août 1564 : « L'on parle entre » dents de la venue de monseigneur nostre prince, au lieu du roy ; mais

» » je ne le croy ny ne seroit ce que convient; et si toutesfois il vient, l'on » en fera le raieulx.que l'on pourra. » A quoi Granvelle répondait, le 10 septembre : a De la^ venue de monseigneur nostre prince aux Pays- » Bas, au lieu du roy nostre maistre, il n'y a encores rien de résoin ; et, » à vous dire la vérité, je ne pense pas que ce serait le remède des « affaires f et ce me semble que moins il conviendroit, estant là. royne

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de la chancellerie de Philippe II que nous avons parcourus, ni dans les dépêches des ambassadeurs, ni dans les correspondances de Tisnacq, d'Hopperus, de Courtewille, ni enfin dans les lettres toutes confidentielles d'Alonso de Laloo au comte de Bornes et dans les écrits du prince d'Orange, on ne trouve le moindre indice de rapports intimes qui auraient existé entre les deux seigneurs belges et don Carlos*.

Philippe ne donna pas connaissance d'abord à sa sœur du choix qu'il avait fait du duc d'Albe; il ne se dissimulait point (jue ce choix produirait une impression détestable aux Pays- Bas ^ : il lui manda seulement qu'il avait résolu de se rendre dans ces provinces « si bien accompagné, que les » mauvais ne pussent se flatter de mesurer leurs forces avec » les siennes ^. »

C'était effectivement toute une armée qui allait être dirigée vers la Flandre. Phili|)pe ordonna à don Garcia de Tolède, son capitaine-général de la mer, de transporter en Lonibar-

» Dostre maistrosse enceincto, poar beaucoup de respectz.... » (Archices na Correspondance inédite de la maison d* Orange-Nassau, t. I, pp. 292 et 302.) — Nous ayons donné, p. 157, note 1, l'extrait d'une lettre du prince d'Orange au comte Louis, son frère, du 2 novembre 1565, sur Tinlompérance do don Carlos, el cité aussi, p. S42, note 2, ces quelques mots d'une lettre d'Alonso de Laloo au comte de Hornes, du 29 mai 1566 : «c Le prince mène sa vie accoutumée. »

1. Nous sommes obligé de relever ici une méprise écbappée à on éminent historien. Presgott [Hislory of the relgn of Philip the Second) cite un passage de la lettre du docteur Hernan Suarez de Toledo qae nous faisons connaître dans le chapitre suivant, comme renfermant une aUnsioa aux rapports de don Carlos avec Berghes et Montigny ; ce passage est le suivant : t< Tambien he Uorado no haber parecido bien que V. A. hablate » d los procuradores como dicen que lo hizo, etc. » Ainsi qu'<en le verra, Hernan Suarez veut parler de la scène que don Carlos fit aux cortès de Castille. Le terme de procuradores ne permet point d'éqaiyoqae à cet égard .

2. Ce fut seulement par une lettre du 30 décembre qu'il ren informa. Voy. la Correspondance de Philippe II j etc., t. I, p. CLiii.

3. Lettre française du 27 novembre, publiée dans la Correspondance de Marguerite d^Autrichp, p. 205.

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