‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 255 sur 358 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

cette communication * : la chose peut être vraie, mais les dépêches des ambassadeurs n'en parlent pas.

Le 20, il réunit dans sa chambre les ministres qui formaient son conseil intime, et resta enfermé avec eux depuis une heure de Taprès-midi jusqu'à neuf heures du soir ^. Cette longue séance fut consacrée à la discussion des mesures que nécessitait le grand coup qui venait d'être frappé.

Les cortés de Castille ayant reconnu don Carlos pour le futur héritier de la couronne, cette partie de la monarchie devait surtout s'émouvoir de l'arrestation du prince : aussi le bruit courut-il d'abord que le roi convoquait les représentants de la nation castillane, afin' de leur faire connaître les motifs de plainte qu'il avait contre son lils ». Mais les assemblées nationales étaient peu du goût de Philippe ; les cortés auraient pu lui présenter des remontrances désagréables : au lieu donc de les assembler, il se contenta d'écrire aux grands, aux villes, aux évêques, aux audiences royales, aux généraux et aux provinciaux des ordres religieux.

La lettre aux grands était de la teneur suivante :

« Ayant fait enfermer le sérénissime prince don Carlos, notre très-cher et très-aimé fils , en notre palais, et ayant établi dans 3on régime, service et traitement un ordre tout différent de celui qui a été observé jusqu'ici, l'importance

1. Celte particularité est consignée dans la Relacion del ayuda de cdmara et dans VAvviso d'un Italiano, etc.

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