‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 285 sur 358 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Voyons maintenant comment l-a nouvelle de Temprisonnement de don Carlos fut accueillie à Lisbonne, à Paris, à Rome, à Bruxelles, à Londres, à Vienne.

Nous n'avons pas la réponse de la reine douairière de Portugal, Catherine d'Autriche, à Philippe II ; on en a vainement fait la recherche dans les Archives de Simancas et à la Torre-dO'Tombo : mais nous savons que la reine, d'accord avec son petit-fils don Sébastien, envoya à Madrid Francisco de Sa, du conseil du roi, pour exprimer au roi catholique la part qu'ils prenaient à sa douleur, l'engagera user de clémence envers son fils, et s'enquérir des véritables causes de ja détention du prince; cet ambassadeur était porteur d'une lettre de Catherine où elle offrait au roi de venir en personne gouverner don Carlos K

Philippe II n'était pas d'humeur à accepter une pareille offre; la présence de la reine Catherine à Madrid aurait ajouté à ses embarras et déconcerté ses projets : aussi lui fitil dire, par le comte, de Bondia, qu'il envoya à Lisbonne, avec la mission de compHmenter le roi don Sébastien sur sa sortie do minorité, qu'elle ne prît pas la peine de se déplacer -. Aux éclaircissements sollicités -|)ar l'ambassadeur por-

sne, per il che la riugraziâva molto, e affirmô che le saiia stato sempre biien amico » (Lettre de Cavalli, du 30 avril.)

i. Memoriaspara a historia de Portugal que comprehcndem o governo del rey D. Sebastiao, por Diego Barboia Hlachado, Lisboa, 1747, t. III,

p. 43. — « Il re 0 regina vecchia di quel regno (di Porlugallo) hauno

mandato qui un ambasciatore a far offilio col re caltolico par il principe^ dolersi del caso, offerirsi di venire la regina propia a governarlo corne madré; e s'int'inde che ha ancora diiiiandalo di veJere e parlareal principe,

ma non si credo che rottenerà » (Lettre de Varchevêque de Uossano au

cardinal Alessandrino, du 2 mars 1568 , dans le MS. X 172 de la bibliothèque de Madrid, p. 602.) — « .... La regina di Portogallo ha mandato qui un ambasciatore a condolersi di questo caso del principe, e ba fatto e fa grand' istanza di parlar a detto principe; ma non si pensa che li riesca....» (Lettre de Leonardo de Nobili à Cdme de Médicis, du 2 mars.)

2. «.... II conte de Bondia vien mandato dal serenissimo re ad aile-

tnpais il ordonna «l'nbord à ses ministres de répondre d'une nianiùrc (îvasive. Mais cet envoyé ayant fait de nouvellos instances, on lui déclara que le prince était détenu parce qu'il n'était pas apte à succéder au trône ni capable de» gouverner l'État *. De Sa demanda alors au roi, selon ses instructions , la permission de voir le prince. Phili])pe la lui ayant refusée en termes ambigus, il insista auprès du président du conseil royal : cette fois il eut un r(»fus positif, et on lui lit comprendre que ses sollicitations étaient impoi'tunes -. De Sa repartit pour Lisbonne le 5 mars ^.

IjC coiuTicr exi)édié par Philippe II à Paris arriva dans cette capitale le 5 février, en même temps que deux autres courriers, porteurs de la correspondance du seigneur de Fourqevaulx pour la reine mère et le roi Charles *.

Les lettixîs de Fourquevaulx ne contenaient rien de certain sur les causes de l'arrestation de don Carlos : cet ambassadeur se bornait à transmettre à sa cour les bruits qui circulaient dans le public, et c'était que le prince voulait attenter à la vie de son père ; qu'il avait formé le dessein de faire

grarsi con quel di Portogallo per esscr uscito di minorità e entrato al govcrno. Con tal occasione cosiui darà più particalar conto a qaella regina dcl fatto dcl principe, e le fara intender che non occorre che yengfai qui, corne si havea offerlo di voler fare, per consolar e ser?ir Sua MaesUi Gattolica come raadre. .. » (Lettre de Cavalli du 15 février 1568.)

1. « .... Finalmente S. M. li fece saper che la causa era perché il principe non era abile da poler succéder, ne bono per govemar popoli e Stato...» (Lettre de Cavalli, du 3 mars.)

'■2. « L'ambasciator, havuta questa rispostâ, tomô al re, snppUcando S. M. che contentasse di lasciarli veder e parlar col principe, per poter meglio riferir il tutto alla sua regina : ma essendoU negato con parole ambiguë, lui non si acquetù o bisognô che il présidente glielo dicesse con parole aperte, mostrando qualche ressentimento per tanta importnnità..... •

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