‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 310 sur 358 · Correspondance de Philippe //, etc., t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Philippe //, etc., t. II, p

5. Catherine de Médicis avait à peine été informée de la mort de sa iille, qu'elle axait songé à offrir au roi d'Espagne son autre fille, la princesse^ Marguerite. Voici ce qu'elle écrivait, le 15 novembre, à Tambassadeur FourquevauK, après lui avoir dit que, toute sa vie, elle ressentirait la perte dn la reine Elisabeth : « Encore qtie je désire, comme mère, de voir, s'il est » possible, sa S(eur au mesme lieu, si est-ce que cela ne m'ostera la douleur » que j'en ressens : mais, estant mère et obligée au roy leur père comme » jo suis, je doibs ^îhercher, non pour mon réconfort (car à tant de maux » que j'ay la mort est le plus beau que je sçaurois avoir), mais pour le » bien de ce royaume à qui j'ay tant d'obligations, et la conservation de » la paix entre ces deux roys, tous les moyens pour essayer d'y parvenir. » Le 23 novembre, elle revenait sur ce sujet : « Monsieur de Fourquevaulx, » — lui disait-elle — vostre opinion est bonne de dire qu'encore que le » roy d'Espaigne veuille ma fille, qu'il nous vouldra le faire trouver bon. » Je ne me soucie de toutes leurs mines, pourveu que je feusse asseurée » qu'il l'espousàt et ne nous tînt, comme Tondit, longtemps le bec en l'eau. » Je vous prie y user des meilleurs moyens, et si dextrement qu'on ne puisse » appercevoir que rien ne vienne de nostre commandement : car les filles, » faut que soint demandées par les hommes, et non les aller offrir, et prin" » cipaleroent de tel lieu. Mais vous pourrez soubs main traiter cecy avec

ment dans cette négociation , tandis qu'il échoua dans eelle qui avait pour but de faire cesser l'oppression sous laquelle les Pays-Bas gémissaient*. Et ce fut ainsi ( bizarre effet des caprices du sort ! ) que Philippe devint , pour la deuxième fuis, le mari d'une femme qui avait été destinée à son fils.

M (le$) seryiieurs en qui il se fle, et surtout vous faudroit tascher de gai- » gner l'un ou Taulre de ces truis : le cardinal (d'Espinosa), le prince d'B- » vuli ou le roufesseur.... » Les intrigues de Catherine n'eurent pas de succf's : les ministres do Philippe II avaient déjà exprimé unanûlemènt l'avis qu'il donniU la préférence à une fille de l'empereur sur la sœur du roi de France, u parce qu'il paraissait que ces ûllesduroi Henri tardaient beau- A coup à avoir des enfants » {perché pare che qtieste flgliole del re Enrieo tardino molti anni a far proie). C'est Tarchevéque de Rossano qui Qoos apprend cette particularité dans une lettre écrite au secrétaire d'État de Pie V, le 19 novembre (MS. X 192 de la Bibliothèque de Madrid, p. 941). 1. CorrBnpo}ii}aneè de Philippe //, etc., t. II, p. 88.

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