V2 1M)N CAKLOS ET IMllLIPrK II
il (»<<n\ii (lo se fjiiro périr d'inanition*. Bientôt il devint d'une maigreur cflraxantc; ses yeux s'enfoncèrent dans leurs orbites-, il ne dormait plus'*. Dans les derniers jours de février, il resta eincjuante heures sans vouloir prendre d'aliments. 11 fut réduit par là à un état de consomption lel <iu(î les médecins regîu^dèrent sa lin comme pro- <*haine3.
Si l'on s'en ia|)portait à Cabrera, Philippe II, en ce moment , seiait allé voir et conforter son lils *. Le bruit de <ette \isite fut, en effet, répandu h la cour, et plusieurs des ambassadeurs étrangers s'en rendirent^l'écho dans les dêpéclies qu'ils adressèrent à leurs gouvernements s. H était cependant contraiie à la \érité. D'après un témoignage qui ne saurait étn» suspect, celui de l'ambassadeur de Venise , Philippe ne visita point sonfds; il ne souffrit même pas qu'on lui portât d(»s consolations, et, lorsqu'on lui annonça (lue don (larlos se refusait obstinément à manger, il répon-
]. u .... Non liavcndo urmo iiù iiiodo con clio si potcssc amazzare, si risoKc di farlu per \ia di f:iniu...« » (Letlro de Cavalli, da â4 juillet .)
± J.ollre de FourqncvauW à Cailierine de Médicis, du 18 février 15(J8.
,'{ « .... Mtircolcdi sera, a mezza no tto, S. M. Taudù a yedero, dopo essor cgli stalo cinquauia ore senza volfr mangiure, talcliù i inedici ne dubilavano. » iLclln^ de Nobili, du^ murs loGS.) — Cavalliéciit aussi le 2 mars: » Il principe di S])ugna,.... vcdendo la cosa andar alla lunga cod » la soiita slrellezza , si ha posto in gran dispcratioDC, e spesso eutra » in liumor di non voler mangiar, e è slalo tal volta doi gtorni senza pi- » gliar ribo. » — Et Fourquovaiilx, le 9 mars : « Le prince s'est trouvé » mal quelques jours, sans vouloir manger no rieu prendre, jasqaes à tant » que son pOro , comme Ton dicl, Test allé visiter un matiu , deux heures i> devant jour. » — Cabrera dit que don Carlos fut trois Jours sans manger : c< Desanimado como dexado de la esperança de libertad , estuvo très » dias tan sin corner, con profunda molancolia, que ya cdsi le ténia la mi- >» lad do la muerte. « ( Felipe II, liv. VIII, chap. v, p 496.)