PAques tomba, en 1568, le 18 avril
2. C'est l'observation que fait Dietrichstein, dans une lettre du Î2 avril 15G8 à Maximilien II. [Quellen, etc., p. 213.)
3. Dans sa lettre citée à la note précédente, Dietrischtein dit que le prince s'est confessé pendant le temps pascal, et qu'il a reçu, le 21, en grande dévolion, le saint- sacrement. — L'archevêque de Rossano écrit, le le' mai, que don Carlos s'est confessé le mercredi saint, et a reçu le saint- sacrement la semaine suivante, après une nouvelle confession. — Cavalli, le 7 mai, mande au doge que le prince s'est confessé et a communié. — On verra, plus loin, la lettre de Fourquevaulx du 8 mai. — Nobili et Sauli ne parlent point de ce fait, du moins dans les lettres que }ious avons d'eux. — Cavalli ajoute que don Carlos fit demander pardon à son père; que, selon ce quHl a appris, le roi lui pardonna, et lui fit savoir que, s'il désirait avoir plus d'espace dans sa prison, on le lui donnerait : sur quoi le prince répondit que, comme prison, la chambre qu'il occupait lui était plus que suffisante, mais que, s'il devait être libre, toute l'Espagne ne lui suffirait pas : a II » principe di Spagna richiese di volersi confessar e communicar, il che li n fù permesso; e cosi S. A. Tesegui, facendo chieder perdon al padre di » ogni offesa. Intendo che S. M. lo benedi e li concesse il perdono, con » farli sapere che, desiderando di esser allargato, li daria comodità di più » stantie : al che rispose il principe, cheper prigione li bastava assai quella » che havea, mâche per libcrtà mancho questi regni sariano bastanti. » Ce qui nous fait douter de l'exactitude de ces renseignements donnés par Cavalli, c'est qu'ils ne sont confirmés ni par Dietrichstein, ni par le nonce, ni par Fourquevaulx, qui entre pourtant dans beaucoup de détails, et paraît les avoir puisés à une bonne source.
prinro d'avoir nn peu do patienre. Don Carlos , à ces mots, PO fîpura qu'on avait quoique raison de lui refuser les sacremonts ; il so mit à pleurer et à gémir. Fray Diego , pour gagner du temps, lui objecta qu'il manquait de différents objets néoossairos à rornoment de la chapelle; qu'il les avait rériamos ot no tarderait pas à les avoir : mais don Carlos répliqua que , si c'était là le seul motif, ce ne devait pas étro \uy obstacle ; (pi* il suffirait d'en agir avec lui comme avec lo ])lns simple particulier. Sur ces entrefaites , fray Diego de Cboves reçut Tautorisation du roi. Don Carlos communia lo âl avril , après une nouvelle confession, en présence de Ruy Gomez , de don Juan doBorja, qui servit la messi', et (le don Gonzalo Cbacon. Comme fray Diego l'engageait îï passeï' dans lu petite pièce qui avait été convertie en oratuiie , il s'y refusa , disant qu'il ne sortirait point de la tour on il était enfermé sans rexprcs consentement de son ])ei*e, et (jue la sainte liostie pouvait lui être donnée entre les barreaux du treillis par lequel il assistait à l'office divin. La cbose s'effectua ainsi. Fray Diego loua beaucoup les scmpulos montrés en cette occasion par le prince*.
1 . Tout ce que nous rapportons ici est tiré d'ane dépêche ftdreisée par Folirquovaulx à Charles IX, le 8 mai 1568. PTous croyons tèlXB pièce ossex imporlantp pour en donnnr Ip texln même :
« ... Le prince d'Espaiime se porte hien de sa personne ; je suis adverti qu'il s'esi tout sanctifié ccste semaine saincte, tellement qneses amii di86nt que Dieu y a mise sa main : car depuis s'estre confessé en caresme jtuqiiêsaii jour de Pasques, et qu'il pensoit recevoir le corps de Nostre-Seifnetir, il a faict le devoir de bon chrestien par abstinences, s'estant îécoiiciliié ({oa' Ire fois avec grande contrition et repenlanco ; et, après qu'il luy sembla de s'estre dignement préparé, il requist la communion & son confesseur, qui diiaya d( n\ jours à la luy donner, attendant certaines demandes ot rcsponsos qu'il oust cependant du roy catholique, qui estoit à rEscnrial ; et au bout de cella, estant advis audict prince qu'on lalssoit de lay donner le saine t sacrement pour aucuns notables .l*ospects, il commença de s'affliger et contrister avec pleurs et gémissements. Ce que