CHAPITRE XV
Lorsque le cortège fut arrivé dans l'église de Saint- Dominique, on ouvrit le cercueil, afin que le défunt put être reconnu des personnes présentes : « Je luy ay vu le » visage, — écrivit l'ambassadeur de France à sa cour — » lequel n'estoit aucunement deffait de la maladie, sinon M qu*il estoit un peu jaune; mais j'entends qu'il n'avoit que » les ossements par le surplus du corps *. » Le cercueil fut ensuite recloué, et deux monieros le descendirent dans le caveau qui avait été disposé en toute hàto au-dessous du chœur, pour le recevoir 2. Cette formalité de Touverture du cercueil et de la reconnaissance du corps qu'il renfermait se répéta deux fois en 1573, lors de la translation des restes de don Carlos à TEscurial : la première fois, le S juin, à neuf heures du soir, dans réglîse de Saint-Domiiiique, en présence de plusieurs personnages notables ^, de la prieure et de la sous-prieure du monastère; la seconde fois, le 9 juin, à cinq heures de l'après-midi, à TEscurial, devant les hiéronymites délégués par le couvent ^.
Le lendemain matin (25 juillet) , les archiducs , les ambassadeurs, la cour, les ministres, les conseils qui avaient accompagné la dépouille mortelle de don Carlos au monastère de Saint-Dominique, y retournèrent pour la messe de requiem, qui fut chantée pendant huit jours consécutifs :
quevaulx, du 26 juillet, de l'archevêque de Rossano, du 27 juillet, do Leonardo Nobili, du 30 juillet, et de Sigisinondo Cavalli, du 31 juillet 1568,