‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 355 sur 358 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Mécontentement qu'éprouve don Carlos de ce que le voyage du roi aux Pays-Bas est ajourné. — Il forme le projet de s'enfuir d'Espagne et de passer en Italie. — Il veut en cela imiter Louis XL — Parallèle entre ce prince et lui. — Difficultés que don Carlos devait rencontrer dans l'exécution de son entreprise. — Il s'entoure ds précautions extraordinaires pour la sûreté de sa personne. — L'ingénieur de Foix, à sa demande, fait un mécanisme à l'aide duquel il puisse ouvrir et fermer lui-même la porte de sa chambre, et un livre d'un assez grand poids pour tuer un homme. — Don Carlos envoie à Tolède, à Médina del Campo, à Valladolid, à Burgos, pour emprunter de l'argent; ces démarches n'ont qu'un médiocre succès. — Il eh fait faire d'autres à Séville par Garci Alvarez Osorio , l'un de ses aides de chambre ; lettres de créance dont il le munit. — Incertitude qui subsiste sur le résultat du voyage d'Osorio ; peu de confiance que mérite ce qui en est rapporté par (iabrera. — Invitation de don Carlos aux noces du prince de Bavière avec la princesse Renée, fille du duc de Lorraine; lettre qu'il écrit en réponse au duc Albert le Magnanime. — Départ de Philippe II pour l'Escurial. — Lettres de don Carlos à quelques-uns des grands,

i98 TABLE DES MATIÈUËS

lioiir qu'ils raccomp:iKiit'i)t dans sa fuild. — Réponses qu'il en reçoit. — Lcltrcs qiio, à son (ir'p:iri, il se proposait d'adresser aa roi, aux différents ordres du royaumi* de Castiile el aux princes de l'Europe. — Il compte sur la coopiTation de don Juan d'Autriche : détails sur Tintimité qui régnait entre eux. — 11 appelle don Juan dans sa chambre, cl lui découvre tout son dessein, en rengageant à s'y associer. -^ Raisons qui en détournent don Jnan. — Il fait dos représentations à don Carlos, et prend un prétexte pour aller trouver le roi, à qui il révèle loul ce qu'il vient iVapiireiilre. — Objets dont Philippe était occupé en ce moment : pratique de dévotion et de piété; profession des religieux liiéi'ou} mites qui avaient été envoyés à VEscurial de diverses maisons de leur ordre. — Irritation que lui cause le récit de don Juau. — Incident qui rau^'mcnte : don Carlos déclare, en confession, porter une haine mortelle à son piTe. — Philippe passe encore plusieurs jours à l'Escurial : il fait dire des prières dans les couvents. — Il retourne à Madrid. — Il consulte, non de graves docteurs, comme le dit Cabrera, mais les membres de son conseil intime. — Il se décide à arrêter et emprisonner son tils. — Entrevue de don Carlos avec don Juan d'Autriche et le prieur don Antonio près du Pardo ; propos qu'ils échangent ensemble. — Philippe, à son arrivée au palais de Madrid, se rend auprès do la reine ; son fils vient l'y trouver. — Don Carlos emmène don Juan dans sa chambre ; il veut que son oncle lui prête son concours et s'oblige à le servir en toute occurrence et en tout lieu. — Embarras de don Juan : il cherche à gagner du temps et va tout raconter an roi.

— Philippe donne audience à l'ambassadeur de France, et assiste ensuite à la messe avec son fils ; aucun signe d'altération ne se fait remarquer sur son visage. — Don Carlos, ne voyant pas revenir don Juan, soupçonne que le roi connaît quelque chose de son dessein ; il se dit malade el se met au lit. — A onze heures du soir, Philippe, accompagné do plusieurs do ses ministres, se rond à la chambre dé son lils, où il pénètre sans peine, grâce à ce qui a été concerté avec de Foix.

— Stupéfaction de don Carlos; paroles qu'il adresse à son père; réponse du roi. — Philippe fait clouer les fenêtres de la chambre de son fils, enlever les armes et toutes les pièces en fer qui s'y trouvent, ainsi qne la cassette renfermant les papiers du prince. — Lettres et écrits qu'on y découvre. — Désespoir do don Carios, qui veut se jeter dans le feu.

— Reproches qu'il fait à son père. — Le roi se retire après avoir donué ses ordres aux personnes qu'il charge de la garde da prince. — Mesures prises par le duc de Feria^ — Admiration exprimée par pliH sieurs ambassadeurs, de la tranquillité d'esprit et de la constance mon*trées par Philippe II dans Tai'restation de son fils. — Réflexion à ce sujet , , 33Ï

Page 1