CHAPITRE XIII
Inquiéludes de Philippe II sur l'effet que produira l'arrestation de son fils. — Il défend de laisser partir des courriers, et ne permet pas que personne sorte de Madrid. — Il mande le baron de Dietrichstein, et lui annonce l'événement de la nuit. — Il en instruit aussi ses différents conseils. — Il tient une longue délibération ayec ses ministres sur les dispositions à prendre. — Bruit répandu de la prochaine convocation des certes de Castille et qui ne se vérifie pas. — Communications de Philippe II à ses royaumes. — Lettres aux grands^ aux villes, aux évêques et aux audiences royales, aux généraux et aux provinciaux des ordres religieux, aux autorités supérieures d'Aragon, de Valence, de Navarre, de Catalogne. — Lettre plus développée au duc d'Albuquerque. — Communications aux cours étrangères. -— Lettre à la reine de Portugal. — Lettres à l'empereur et à l'impératrice; instructions aux deux ambassadeurs à Vienne, Chanlonay et Venegas. — Lettre à Pie V; instructions à don Juan de Zùniga, ambassadeur à Rome. — Informations données au roi de France et à la reine d'Angleterre par l'intermédiaire des ambassadeurs accrédités près ces deux cours. — Lettré française au duc d'iVlbe. — Lettre espagnole au même. — Notifications faites aux envoyés des puissances étrangères à Madrid : au nonce par le président d'Espinosa, aux ambassadeurs de France, de Venise et d'Angleterre par le prince d'Eboli. — Remarques^ propos de toutes ces communications.
— Soin avec lequel le roi évite de s'expliquer sur les causes immédiates de l'arrestation de son fils; conjecture qui peut être formée à cet égard.
— Réserve de Philippe en ce qui concerne ses intentions ultérieures.
— Il n'est guère douteux qu'il ne fût décidé à priver son fils de la succession à la couronne , et à. le tenir renfermé pour le reste de ses jours; inductions qui servent de fondement à cette opinion. — Philippe prescrit qu'une enquête soit tenue sur les actions publiques et privées du prince. — Fait rapporté par Cabrera touchant le procès du prince de Viana, et dont on ne trouve de trace ni à Barcelone ni à Simancas.
— Pourquoi le roi ' ne donna pas suite à son dessein de recourir à l'autorité du conseil de Castille. — Erreur de la plupart des historiens quant au procès qui aurait été intenté à don Carlos et au dépôt des actes de ce procès qui aurait été fait aux Archives de Simancas. — Ce qu'il y avait dans le coffre où l'on supposait qu'ils étaient contenus. — Conclusion 367