‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 357 sur 358 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Sensation produite en Espagne et dans toute l'Europe par l'arrestation de don Carlos. — Tristesse d'Elisabeth de Valois. — Billet qu'elle écrit à l'ambassadeur de France. — Dorla Juana et don Juan d'Autriche. —

:m TAlîLE DES MATIÈRES

H(''Vocalion dos onlrc-s donnés pour la fôlo da roi de Porlag.il. — Ré- I onscs dus {grands ù hi lc(li'<' du rui. — Lo connétable de Caslille csl le seul qui se permet un langajrc imi)rob.ileur. — Absence, dans les Archives de Sinianras, des réponses des évèquos, dos supérieurs dos ordres rolijrieux et des villes «lo ('asliIK\ — Satisfaction que cause à Plii- \i\\\)o II colle do la ville do Murcie. — Renseignements contradictoires sur les n'-.pons.is des auloiilcs des royaumes d'Aragon et de Valence et do la principauté do Catalogne. — L'opinion publique blâme l'arrestatioi) de don Garl is. — Discours qui se tiennent dans les rangs da peuple.

— Plaintes ol nniimiiros dans los splim\s plus élevées de la société. — Terreurs do Philippe II. — A la cour, le silence se fait bientôt sur Temprisonnemcnl du prince. — Paroles froides et sévères du roi aux envoyés do (ïénos et de Venise qui viennent lui on parler. — Envoi à Madrid, par la reine Catherine it le roi don Sébastien de Portugal^ d'un gentilhomme chirg.'' de s'en«iiirrir des causes do la déiention du prince et do le voir.

— Ce gentilhomme retourne A Lisbonne sans avoir pu remplir sa mission. — Arrivée à Paris des déj)èc,hes de Philippe II- et de l'ambassadeur de Franco ; contenu de es dernières. — L'ambassadeur de Philippe^ don Trancos d'Alavii, diffère, pendant quelques jours, d'aller trouver la reiufî mère et le roi; pourquoi. — Particularités do l'audience qui lui est donnée. — Mécontentement de Catherine de Médicis et do Charles IX.

— Philippo n'approuve pas le délai apporté par Alava à la présentation de ses lettres. — Propos de la reine mère au sujet de don Carlos. — Remarque sur le peu de sympalliie que la détention de ce princo excitait à la cour di^ Franco. — Catherine néanmoins exprime à Philippe le chagrin que le roi et elle on éprouvent. — Ils font parade des mêmes sentiments dans leurs dépéclics à leur ambassadeur. — Paroles dites à la louange du roi d'Espagne dans un dîner chez le cardinal de Lorraine. — Prooccupations de Calhi^rino de Médicis touchant l'affaire de don Carlos. -— Curieuse conversation qu'elle a avec don Francés d'Alava. — Premiers avis qui parviennent à Rome de l'arrestation du prince d'Espagne, et anxqu«ls don Juan de Zuniga, ambassadeur de Philippe II, ne veut pas croire. —Réponse qu'il fait à un" message du pape sur cet événement. — Après avoir reçu ses dépêches, il va trdUver le Saint-Père, et l'en informe dans les termes prescrits par ses instructions. — Sentiments que témoigne Pie V. — Don Juan do Zuniga avertit aussi de ce cpii s'est passé les membres du sacré-collégc et le duc de Florence. — Il ^st secondé efficacement par le cardinal de Granvelle, dont la perspicacité est en défaut dans le jug.-^ment qu'il porte de la détermination du roi. — Réponse de Pie V à la lettre do Philippe : impres:Jion qu'elle fait sur le roi, lorsqu'elle lui est présentée par le nonce. — Soucis que cette affaire cause au pape. — Il désire être informé par le roi lui-même des véritables causes de l'arrestation de son fils. — Lettre que Philippe lui écrit. — lleclicrches infructueuses faites pour la découverte de cette lettre aux Archives do Simancas et du Vatican. — Gomment elle est par- '

TABLE PES MATIÈJ^BS. 5QI

venue à la connaissance de Laderchi, qui l'a insérée dans ses iVnnales de l'Église. — Importance qu'on devait y attacher, d'après les termes dans lesquels Philipp3 en annonçait l'envoi à son ambassadeur. — Texte de la lettre. — Recommandation du roi à don Juan de Zùniga. — Coranaent celui-ci la remet au pape, traduite en italien par le cardinal de Granvelle. — Paroles de Pie V, après eh avoir pris lecture. — Trait dii^ tinctif de ce pontife. — Excellence des rapports qui existaient entre les cours de Rome et de Madrid : chapeau de cardinal donné au président d'Espinosa ; pension assignée parle roi au cardinal Alessandrino. — Le duc d'Alhe reçoit les dépêches du roi. — Il communique au conseil d'Étal la dépêche en français. — Il en envoie copie aux chevaliers delà Toison d'or, aux gouverneurs et aux conseils de justice des Pays-Bas. — Peu de créance que trouvent auprès du public belge les choses contenues dans cette dépêche; avidité avec laquelle il accueille des bruits différents venus d'Espagne par des lettres particulières. — Nouvelle dépêche du roi au duc, sur ce que celui-ci avait jugé nécessaires «les communications plus explicites ; le roi n'est pas de cet avis : il veut seulement qu'on désabuse ceux qui croiraient que le prince a conspiré contre sa personne ou commis quelque délit contre la religion. — Excuses du duc. — Effet produit à la cour d'Angleterre par l'arrestation de don Carlos : lettre de la reine Elisabeth à son ambassadeur à Madrid. — Arrivée à Vienne des dépêches de Philippe II. — Chanlonay et Venegas se transportent au palais, et présentent les lettres du roi à l'empereur et à l'impératrice. — Affliction qu'elles leur causent ; paroles de Marie d'Autriche.

— Noces d'une des filles de l'impératrice ; l'empereur ne permet pas qu'à cette occasion il y ait des danses ni d'autres divertissements. — Commentaires auxquels donne lieu en Allemagne l'emprisonnement de don Carlos. — Réponses de Maximilien et de Marie aux lettres du roi. — Remarque sur la disposition, attribuée par l'impératrice à l'archiduchesçe Anne, d'aller on Espagne, pour y entrer dans un couvent. — Philippe II comprend qu'il ne peut s'en tenir aux termes vagues dans lesquels il a annoncé à son frère et à sa belle-sœur la réclusion du prince d'Espagne.

— Il leu^' écrit de nouveau à tous deux, et leur découvre ses intentions à l'égard de son fils. — Il engage Maximilien à accorder la main de l'archiduqhesse Anne au roi de France, et à conclure le mariage de l'archiduchesse Elisabeth avec le roi de Portugal. — Ces ouvertures satisfont médiocrenient l'empereur, cjui ne veut pas renoncer au mariage de sa fille avec doq Carlos. — Il se décide, malgré toutes les objections de Chantonay et de Venegas, à envoyer quelqu'un à Madrid, et c^est sur son propre frère l'archiduc Charles qu'il jette les yeux. — Lettre qu'il écrit au roi Philippe, pour lui en donner avis. — Au moment où l'archiduc allait se mettre en route, on reçoit à Vienne la nouvelle de la mort de don Carlos. — L'Empereur persiste néanmoins à faire partir son frère pour l'Espagne — Affaires qu'il avait à traiter avec le roi : établisse -

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ment de ses deux lllles ; pacification des Payâ-Bas, départ de Farchidac.

— Pendant qu'il ôlait en chemin, l'Empereur apprend la mort d'Elisabeth do Valois. — 11 charge son frère d'offrir au roi d'Espagne, pour laimémo, l'arcliiduchesso Anne. — Philippe accepte son offre, et devient pour Ja deuxième fois, le mari d'une femme qui avait été destinée à son fils 398

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