‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 39 sur 358 · Lç 3 février · texte numérisé non relu

Lç 3 février

2. Nous avons publié la lettre qu'elle écrivit au roi, le 13 juin 1556, dans Retraite et mort de Charles-Quint, etc., Introduction, p. 203.

3. « Non stima alcuna natione più che la spagnuola; con questa si Irattiene, con questa si consiglia, con questa si governa ; . . . . fa poco conto degli Italiani et dei Fiammenghi, et manco dei Tedeschi.... » (Relation de Michèle Suriano, faite au retour de son ambassade, en 1559, dans les Relations des ambassadeurs vénitiens sur Charles-Quint et Philippe //, p. 129.)

Dans sa relation, faite en 1567, Antonio Tiepolo dit aussi que le roi Philippe « ama et stima sola la nation spagnuola » (Ihid., p. 148.)

4. Retraite et mort de Charles -Quint, etc., Introduction, p. 122.

D'un naturel tout différent de celui de Cbarles-Quint, Philippe abhorrait la guerre *. Ol)lijj:é de prendre de nouveau les armes pour repousser l'agression de la France, il se promit bien de ne laisser échapper aucune occasion propice de mettre un terme aux hostilités. Sa bonne fortune voulut que des généraux entreprenants et habiles remportassent pour lui deux éclatantes victoires, celles de Saint- Quentin et de Gravelines. Le vaincu dut subir la loi du vainqueur : mais Philippe avoua, en confidence, à l'ambassadeur vénitien Michèle Suriano, que, si le roi de France n'avait pys demandé la paix, il l'aurait demandée lui-même, car il la voulait de toute façon ^.

La paix faite et ratifiée ^, il restait à Philippe II à régler le gouvernement des Pays-Bas. Le duc Emmanuel- Philibert de Savoie, qui, après l'abdication de Terapereur, avait été chargé de la régence de ces provinces, ne pouvait plus la conserver ; le traité de Cateau-Cambrésis venait de le rétablir dans ses États. Le roi le remplaça par Marguerite d'Autriche, duchesse de Parme, sa sœur naturelle, qu'il appela d'Italie; il institua un conseil d'État, où il fit entrer les seigneurs les plus considérables du pays, mais en Te-, commandant à sa sœur de suivre tout particulièrement les avis d'Antoine Perrenot de Granvelle, évéquc d'Arras; il pourvut aux gouvernements particuliers des provinces et

1. L'ambassadeur vénitien Giovanni Micheli, dans sa relation dé 1557 sur TÂngleterre, s'exprime ainsi , à propos de Philippe : << Da ottimo » luogoso ch'egli di natura al)orrisce la guerra... v»,{l{elation$ des ambassadeurs vénitiens sur Charles-Quint et Philippe- li, p. lxii.)

Federico Badoaro, dans sa relation aussi dfi^ 4^(57, «t Michèle Suriano dans celle qu'il fît en 1559, se servent d'expressions à i>ett près semblables. (Ibid. , pp. 42 et 128.)

2. Relations des ambassadeurs vénitiens sur Charles-Quint et Philippe II, p. 100, note 1.

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