‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 51 sur 358 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

tagieuses. Les corrégidors devaient réunir les médecins de leur juridiction respective, réclamer d'eux des rapports détaillés sur ces différents points, et les lui transmettre avec la plus grande diligence ^

Nous ne connaissons pas les réponses que firent au roi les corrégidors de Murcie et de Malaga ; mais celle du corrégidor de Gibraltar était entièrement satisfaisante ^. Philippe néanmoins, par des motifs d'économie ^, ne se décida pour aucune des villes que nous venons de nommer : il choisit Alcala de Henarès, qui lui avait été recommandée aussi, se réservant d'envover don Carlos aux bords de la Méditerranée, si plus tard cela était jugé indispensable .

Distante de six à sept lieues seulement de Madrid^, la ville d'Alcala est située dans une plaine riante qu'arrose le Narès, dont les rives présentent aux yeux des jardins fleuris et des promenades ombragées par des peupliers touffus. Le ciel s'y

i. Coleccion de documcntos inéditos para la historia de Espana^ etc., t. XXVII, p. 207. La lettre est du 13 septembre 1561.

2. Elle est dans la Coleccion de documentos inéditos, etc., t. XXVII, p. 208.

3. C'est ce qu'assure l'ambassadeur vénitien Paolo Tiepolo, dans des lettres adressées au doge le 13 septembre et le 6 octobre 1561 , et il explique la détermination du roi par la pénurie où il se trouvait. Elle était telle, selon une autre lettre du même ambassadeur (du 22 octobre) que , pendant plusieurs jours, on n'eut pas le moyen de pourvoir à la table ordinaire des gentilshommes de la bouche (« que per alquanli giorni li » manc6 di far la lavola ordinaria délie gentiluomini délia bocca di Sua » Maestà »). Ces embarras pécuniaires de Philippe II sont confirmés par ses propres lettres.

4. Il écrivait au cardinal de Granvelle, le 6 octobre 1561 : « .. . Yo voy preve- » niendo t<)do lo necesario para la yda a Monçon al verano, aunque en la » indisposicion del principe no hay mejoria, que viene mal à propôsito, » siendo tan larga y lomândole en tal edad; y todavia, porque no quede nada >» por provar, le embio agora â Alcala, que dizen que es para aquel mal » mejor lugar que este ; y si asi no se hallare mejor, le embiaré a algun » lugar à la mar^ que dizen que es el mejor remédie de todos... » {Papiers ti*Etat du cardixial de Granvelle, t. VI, p. 375.)

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