‹ Don Carlos et Philippe IIChapitre 83 sur 358 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

CHAPITRR V 113

Ils se mirent en route seulement dans l'automne do 4563, sous la conduite du cardinal d'Augsbourg *. Ils traversèrent l'Allemagne méridionale, le Tyrol, l'État de Milan, et allèrent s'embarquer à Villafranca, près de Nice, où les galères d'Espagne les attendaient. Retardes pendant plusieurs semaines par les vents contraires, ils débarquèrent à Barcelone le 17 mars. Philippe II leur Ot faire une réception solennelle. Lui-même il se porta à leur rencontre; il leur donna la main à la descente de la galère qui les avait amenés, les embrassa, les fit monter à cheval, voulant que l'archiduc Rodolphe se plaçât à sa droite, et, sur les excuses de ce jeune prince, l'en priant avec instance, la main au bonnet : l'archiduc Ernest suivait avec le cardinal d'Aug'sbourg. Des fêtes qui durèrent plusieurs jours eurent lieu en l'honneur des fils de MaximiHen : le roi ordonna qu'ils fussent traités à sa cour de princes de Hongrie, que les grands les qualifiassent de «enore», et que les autres gentilshommes se découvrissent devant eux ^.

Philippe II alla passer les fêtes de Pâques ^ au monastère dePoblete, près de Tarragone, et les princes de Hongrie au célèbre couvent de Mônserrate. Ils se rejoignirent ensuite et se dirigèrent ensemble vers Valence, où ils firent leur

» cido i estos principes, y el trabajo quo han tcnido para podello cumplir, » ha sido causa de no se poder dar orden en la parlida de los principes "Rudolfo y Erncsto para Espana; y asi me llamô S. M. (Ferdinand), y me > dijo qne, hablando conmigo la verdad, esta era la causa por donde no » podrian partir agora... »

<• OUion Tmchses de Waldpurg, évoque d'Augsbourg, créé cardinal en 1544, mort en 1673. "

-Lettre da baron de Dielrichstein à Maximilien, du 17 mars 15G4, dans ^Q^llen zur Geschichte des Kaisers Maxhnilian II, de M. Kocii, p. 117. — Lettre de Tisnacq à la duchesse de Parme, du 18 mars. — Lettre «Saiot^lpice à Charles IX, du 11 mai.

'•^^iies, eni564, tomba le 2 avril.

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• son bcau-frcTc : « Nous gagnons tant à ce que mes fils, c — j^èi » leur bas âge, apprennent à servir Votre Altesse, que nc:z>us » les ferons partir, elle peut nous en croire, aussitôt cjue » possible *. » Quelque temps auparavant, il avait donné une marque non é([uivoque de son désir de complaire au roi catholique : il avait renvoyé son prédicateur marié, et Tavait remplacé par un ecclésiastique dont les opinions et la doctrine étaient plus conformes aux maximes de l'Église romaine ^.

La lettre de Maximilien que nous venons de citer est du- 14 août 4562. Le 7 septembre, il lit avec Marie d'Autriche son entrée solennelle à Prague; ils y furent couronnés, le 20 et le 24, comme roi et reine de Bohême^. A quelques jours de là, ils prirent le chemin de Francfort, où l'empereur avait convoqué la diète, pour qu'elle procédât à l'élection d'un roi des Romains. Maximilien devait paraître à cette assemblée avec un certain éclat, lui qui prétendait à la future succession de TEmpire : or il n'était pas riche, et ce fut à grand'peine qu'il se procura l'argent dont il avait besoin. Ses ressources étant épuisées, il se vit obligé de renvoyer a plus tard le départ de ses fils pour l'Espagne *.

Dietrichstein, « porque — disait-il — es catùlico, y agndo, y muy bien ©**" » lendido, y muy lionibre de bien, c:isado con dona Margarita âe Cardon*' » y muy aficionado al servicio de V. M. »

1. a Nosotros ganamos tanto en que mis hijos sirvan a V. A. y d6*^* cliiquilos aprendan hacer (sic), que se no» puede créer que en pudifii*** iiiin. » (Lettre autographe du 14 août 15(52 : Arch. de Simancas, Esto^^^ leg 651.) ^

2. Le comte de Luna écrivait à Pliilippe II, le 19 janvier 1562 : *

» predicador que agora tiene el rey, dicen que lo hace bien, y que ap^^ j) vecha. « [Coleccion de documentos inéditosj etc., t. XXVI, p. 426.) . ,

3. Lettre du comte de Luna à Philippe II, du 20 octobre 1562.* (Arc}>' Simancas, Estado, leg. 651.)

4. Dans sa lettre du 20 octobre 1562, le comte de Luna disait à ce st^i

y> Los grandes gastos que para esta joruada (de Francfort) se han o^ '

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