CHAPITRE VI
^H Carlos^ malade, retourne à Alcala. — Réflexions sur la destinée de ce grince. — Il songe à faire son testament. — Il confîe ce dessein an docteur Heman Suarez de Toledo. — Suarez Vaille à le réaliser, et écrit le testament de sa main. — Préambule et dispositions de cet acte. — Témoins qui y interviennent. — Démenti qu'il donne à une assertion de rhistorien Cabrera.
Don Carlos avait obtenu de son père la permission de ret-ourner a Alcala *. C'était une triste destinée que celle de ce l:irince. Jeune, héritier de la plus vaste monarchie de l'Eui^ope, objet des hommages de toute une cour, de tout un ^peuple, il aurait pu souvent envier le sort du moindre des X^assaux de la couronne de Castille : depuis six ans déjà, il se voyait en proie à un mal qui lui avait laissé à peine quolcjues instants de trêve, et qui épuisait en lui les sources do la vie. Faut-il s'étonner si , dans une de ces heures d'abattement et de désespoir où sa fin lui apparaissait comme prochaine, il songea à faire son testament?
Le roi et les princes du sang royal, partout où ils résidaient, avaient à leur suite un alcade de maison et de cour [alcalde de casa y corle] dont les attributions consistaient à veiller à leur sûreté, à punir les délits commis par^ les officiers de leur maison, à donner ordre à ce qu'on apportât au palais les denrées et provisions de bouche nécessaires et
1. Lettre de Luis Quijada au roi, du 17 octobre 1563, et réponse du roi, du 25 octobre : Arch. de Simancas, Estado, leg. 143.
dont fut couronné Nolre-ScigncurJcsus-Cliristcn sa passion laquelle me fut donnée par feu don Antonio de Rojas, moi iiouverneur et graad maître, et que j'ai entendu dire, san! toutefois le savoir avee certitude, qu'elle appartenait à sor nicnjorat, dont elle ne pouvait être distraite, selon les disposi tions de ses ancêtres, j'ordonne et veux que, s'il est reconni (lu'elle fasse partie dudit majorât, elle soit rendue à celui qu V a succédé ou v succédei'a.
» 14® J'ordonae que Diego et Juan, mes esclaves, aux- (piels j'ai voulu qu'on fasse apprendre l'art de la sculpture, sous la direction de Jacome de Trezo, maître de cet art, s'ils l'apprennent et se conduisent en hommes de bien, soient déclarés libres. J'ordonne de plus que, en ce cas, mes exécuteurs testamentaires pourvoient à ce qu'ils se marient, et les gratifient, pour les y aider, de ce qu'ils jugeront convenable. Mais s'il leur parait que lesdits Diego et Juan n'aient pas des mœurs et un caractère tels que la liberté leur puisse être avantageuse , ma volonté est qu'alors elle ne leur soit pas donnée, et je lègue, en toute propriété, ledit Diego à l'évêque élu d'Osma, mon maître, (^t ledit Juan à don Pedro Pimentel, marquis de Tâvara, gentilhomme de ma chambre, que j( charge l'un et l'autre de les faire bien traiter et de manièn qu'il? ne se perdent pas. Je charge aussi mes exécuteurs testamentaires, sur leur conscience, de se régler, dans l'accomplissement de cette disposition, selon la volonté que j'y exprime.
» 15** Attendu qu'en l'année 1562, étant en la ville d'Alcala de Hi»narès si malade que je crus l'heure de ma mor arrivée, je promis à Dieu, s'il daignait me rendre à la santé que je donnerais aux monastères de Notre-Dame de Monserraie, de Notre-Dame de Guadalupe et du Crucifix de Saint- Augustin en la ville de Burgos, à chacun trois arrobes
CIlAPlTUi: VI 11»:,
server la mémoire clcrnellc d'un si liîuil faii. Ouiiino il iTii pas encore été en mon pouvoir d'accomplir celle» promesse, j'ordonne, si la mort m'empcchc do le fnin», ([u'on acliète pour don Martin de Côrdova lesdits trois luille. ducnts de renie perpétuelle, à raison de trente mille» ducais pour mille, faisant ainsi quatre-vingt-dix mille dueais, des<|uels je veux qu'il soit formé un majorât pour lui (H ses descendants. J ordonne, de plus, qu'il soit dressé acte de la concession de ces trois mille ducats de rente i)erpétuelle, ainsi (jue de la substitution dont ils seront grevés, et ((u'on y insère la présente clause de mon testament, afin qu'il consie (pie celte grâce lui a été accordée pour sa belle déf<Mise du fort de Mazalquivir contre les ennemis de notre sainte foi catlio- "?tie; et je supplie le roi mon seigneur de conmrnuler (|ue '3 volonté que j'exprime ici soit accomplie, comme je l'espere de la grandeur et de la magnificence dont il use et tiesire entièrement user envers ceux cpii servent Dieu et Sa %estéavec tant de distinction.
* IS*^ Je veux qu'on achète, en telle quantité que le roi
^^ ^es exécuteurs testamentaires le jugeront suffisant pour
^ aecomplissemcnt à perpétuité de ce qui» par le ])résent tes-
'^'^ent j'institue et j'ordonne, des biens-fonds, des rentes
^^ï^^aniales et autres qui y restent affectés à pcTpétuité. Et
connnietout cela je l'ordonne et l'établis dans l'espoir (jue
le roi, mon père et mon seigneur, Tapprouveraet fera pour-
^*^"' à ce qu'on l'observe, je supplie Sa Majesté Catholique,
^^ JGlui demande à titre de dernière faveur, aussi aff(?ctueu-
^e^ent que je le puis, de daigner prescrire qu'apiès ma
niort on Tcxécutc avec toute la promptitude possible, puis-
^^^ je lui aurais coûté bien davantage pendant ma vie, et de
*e proscrire de la même manière que la volonté (pie j'aide
*^i obéir, de lui être agréable ^ir en tout, ujc fera
faire Cil sorte qu'elle so réalise plus tiïrd, selon le propre désir que je sais que Sa Majesté en a.
» 17° Quand, en l'année 1563, don Martin de Côrdova, frère du comte d'Alcaudete, défendit si héroïquement, selon qu'il est notoire, le fort de Mazalquivir, près d'Qran, en Barbarie, (|ue l'armée algérienne, composée de Turcs et de Mores, tenait îissiégé ])ar mer et par terre, et auquel elle avait livré plusieurs assauts, après Tavoir battu avec furie, le sauvant, par cette éneririque résistance, d'une perte qui aurait été des plus graves i)our les royaumes d'Espagne *, je désirai que ledit don Jlarlin de Côrdova fut immédiatement récompensé d'une manière aussi éclatante qu'il le méritait, |)our servir d'exemple à d'autres. Le roi mon seigneur n'ayant pu alors, à cause dos nécessités publiques, réaliser ce vœu, je promis, déterminé par la volonté que j'ai toujours d'accorder des grâces à ceux qui se signalent par leurs services, de gratifier ledit don Martin de trois mille ducats de rente perpétuelle pour lui et ses descendants, afln de con-
1. Cet événement est rapporté avec détail dans une lettre que Philippe II écrivit, le 15 juin 1563, à révoque de la Cuadra, son ambassadeur à Londres. Nous la lranscriv(nis ici :
« Ya Iiabreis cntendido como el rey de Argel habia acometido la emprcsa de Oran. Lo que ha sucedido es que comenzô il bâtir il Maçalqnivir il los 8 do mayo, y il los 22 le diû un asallo, y fué rcbutado con pérdida de arta gento, y los torno il liatir por otra parle hasla los 2 de junio, que les diô otro asalto, por la balcria vioja y naeva y por la parte de la mar; y los de denlro se defcndieron tan valerosamenlo, que los rebutaron y hicicron retirar, y le mataron muchos y liirieron tantos que enviaron ocho galeotas cargadas do heridos i Argel. Dcspués, il los 6, les dieron olro asalto, y tambien fueron rebutados ; y jI los 8 deste llegô nuestro socorro, que enviâmes desde Cartagena; y las vêlas de los enemigos que alli estaban, enténdiendo que iban nuestras galeras, se fueron huyendo hacfa Argel. Y el roy con su fgércilo, en dcscubricndo nuestra armada, se retira ci lanta priessa que perdio toda cl arlilleria con que batia, y los nacslros socorrieron ;l Maçalquivir y il Orau , que tenian aria necesidad.... j> (Archives de SimancaS; Eitado, leg. 816.)
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server la mémoire éternelle d'un si haut fait. Comme il n'a pas encore été en mon pouvoir d'accomplir cette promesse, j'ordonne, si la mort m'empêche de le faire, qu'on achète pour don Mai'tin de Côrdova lesdits trois mille ducats de rente perpétuelle, à raison de trente mille ducats pour mille, faisant ainsi quatre-vingt-dix mille ducais, desquels je veux qu'il soit formé un majorât pour lui et ses descendants. J'ordonne, de plus, qu'il soit dressé acte de la concession de ces trois mille ducats de rente perpétuelle, ainsi que de la substitution dont ils seront grevés, et qu'on y insère la présente clause de mon testament, afin qu'il conste que cette grâce lui a été accordée pour sa belle défense du fort de Mazalquivir contre les ennemis de notre sainte foi catho- ^^ue; et je supplie le roi mon seigneur de commander que ^^ volonté que j'exprime ici soit accomplie, comme je l'es- P^i'e de la grandeur et de la magnificence dont il use el désire entièrement user envers ceux qui servent Dieu et Sa "^esté avec tant de distinction.
'* 18° Je veux qu'on achète, en telle quantité que le roi 'Hes exécuteurs testamentaires le jugeront suffisant pour ^^Complissement à perpétuité de ce que par le présent tes- '^^nt j'institue et j'ordonne, des biens-fonds, des rentes ^>;iniales et autres qui y restent affectes à perpétuité. Et I *^me tout cela je l'ordonne et l'établis dans l'espoir que ^ ^^, mon père et mon seigneur, l'approuvera et fera pourç^ ^^ à ce qu'on l'observe, je supplie Sa Majesté Catholique,
0 'J ^ lui demande à titre de dernière faveur, aussi affectucu- ^ ^^">ent que je le puis, de daigner prescrire qu'après ma ^ ^^Xn on l'exécute avec toute la promptitude possible, puis-
1 ^^ ^^ je lui aurais coûté bien davantage pendant ma vie, et de \ ^ V^rescrire de la même manière que la volonté que j'ai de
^ obéir, de lui être agréable et de le servir en tout, me fera
12;s DON CARLOS ET PHILIPPE II
Vailles, archevêque de Sévilie, inquisiteur-général et conseiller d'État ; don Honorato Juan, èvcque élu d'Osma ; le père fray Diego deChaves, son confesseur; les révérends pères en Dieu don Crisloval de Rojas, évèque de Cordouc, don Pedro Ponce de Léon, évéque de Plasencia, don Pedro Gasca, évéque de Sigiienza, tous trois du conseil royal ; Ruy Goniez de Silva, prince d*Eboli, sommelier de corps du roi, du conseil d'État et grand trésorier de Castille ; le régent Juan de Figueroa, président du conseil des ordres, et aussi du conseil d'État ; Luis Quijada ; le commandeur Francisco de Eraso, secrétaire du roi et membre du conseil de guerre ; le licencié Vaca de Castro, du conseil royal ; le licencié Otalora qui fut et voulut cesser d'être du môme conseil royal, de celui de la sainte et générale inquisition, ainsi que de ceux de la càmara et des finances; enfin le docteur Hernan Suarez de Toledo.
L'art. 31 prévoit le cas qu'un ou plusieurs de ces cxécuteurs testamentaires viennent à mourir.
Dans l'art. 32, don Carlos déclare qu'il n'a fait aucun autre testament.-
Il dispose, dans l'art. 33, que celui-ci demeurera en sa force et vigueur, alors même qu'il en ferait un nouveau ou un codicille, à moins qu'il ne dise, en termes clairs et explicites, dans ledit nouveau testament ou codicille, qu'il entend révoquer celui-ci ou quelqu'une des clauses y contenues.
Suivent six articles additionnels.
Par le premier, don Carlos ajoute le docteur don Diego Cobarubbias de Leyva, évéque de Ciudad-Rodrigo, du conseil royal, au nombre de ses exécuteurs icstiini^ntaires.
Par le deuxième, il abandonne aux mêmes exécuteurs tes-
CHAPlTRt: VI 127
il en louche les gages et émoluments. Dans ma situation préseule, je ne saurais faire davantage pour mes serviteurs, (juelque ciésir que j'en aie : mais, si Dieu dispose de moi avant (juc ] aie pu les récompenser, je les recommande particulièrement au roi, mon père et mon seigneur. Les grâces qu'ils rece- ^i^oiit de sa main seront plus grandes et plus signalées ^ue celles que j'aurais été en état de leur accorder, si j'avais ^'^cu ; et celle que Sa Majesté me fera ainsi sera égale au contentement que tout prince doit éprouver (ui répandant ^^s bienfaits sur ceux qui le méritent par leurs bons services, »
t^ans l'art. 20, don Carlos, voulant donner à Juan *^stebez de Lobon, son ayuda de càmara, une marque P^ï'ticulière de sa satisfaction , lui assigne, chaque an- *^^^ , le triple des gages et émoluments affectés à cette ^narge. On verra plus loin comment Lobon, qui était alors ^n si grande faveur auprès du prince, encourut sa dis- Si*àce.
Les art. 21-27 concernent Térection d'un collège dans le ^^nastère de San Juan de los Reyes, à Tolède, où des priées seront dites pour l'àme de don Carlos et pour celles des ^'^9 ses prédécesseurs : ils déterminent le nombre de chai- ^^ qui y sera établi, la forme de son administration, les i^alit(5s requises pour y être recteur, professeur ou boursier, ^^Vantages dont les boursiers jouiront, etc. L'art. 28 est relatif à Tentretien de la chapelle que le prince ^*^signée pour sa sépulture.
*^^ar l'art. 29 il institue le roi , son père, son héritier uni- ^^ol, au cas qu'il meure sans enfants légitimes.
I -îir le 30^, il nomme pour ses exécuteurs testamentaires- :
''oi d'abord, qu'il supplie humblement d'accepter cette ^^'ge ; puis le très-révérend père en Dieu don Fernando de
VnldiV, îut1icvÎ'(|U0 de Srvilie, inqui^silcur-gcncral et consimIUt (l'Ktni ; don lloiioralo Juini, oviVjue élu d'Oi?ma;le priv fia\ Diego d(^(iliavo.«2, son <'onfc>seur; les révérends pères en \)\v\[ (lt)n (liislovid do Rojas, évéquc de Cordouc, don Pedro Ponci» de Léon, évècpie de Plasencia, don Pedro (iasca, évéqne de Siiiiienza, tous trois du conseil royal ; Ruy (ioniez (le SiKa, ])rinee d'Eholi, sonniielier de corps du roi, du conseil d*K(at ei ij^rand trésorier de Castillc ; le régent Juan de Fi«iiieroa, président du conseil des ordres, et aussi du eonseii d'Ktat ; Luis Quijada ; le connnandeur Francisco de^ Kiaso, seerétaiie du i"oi et membre du conseil de guerre; 1g: li((Miei.: Vaca de (l:istro, du conseil royal ; le licencié Otaloreis ]ui fut et voulut cess(M* (Tètre du même conseil royal, de ce- : lui di; la sainte et {iénéi'ale inquisition, ainsi que de ceu^z: de la cùmara et des linances ; eidin le docteur llernan Suare -s de Toled().
L*art. 31 ])révoit le cas (ju'un ou plusieurs de ces exécu — tours t(^-tamentaires viennent à mourir.
Dans l'art. 32, don ('ailos déclare qu'il n'a fait aucun autre testament.
Il dispose, dansTart. 33, que celui-ci demeurera en sa force et vigueur, alors même qu'il en ferait un nouveau ou un codicille, à moins qu'il ne dise, en termes clairs et explicites, dans ledit nouveau testament ou codicille, qu'il entend révoquer celui-ci ou quelqu'une des clauses y contenues.
Suivent six articles additionnels.
Par le premier, don Carlos ajoute le docteur don Diego Cobarubbias de Loyva, évé(jue de Ciudad-Rodrigo, du conseil royal, au nombre de ses exécuteurs icslaniiîntaires.
Par le deuxième, il abandonne aux mêmes exécuteurs tes-
cirAPiTiîi: VI i;n
dres auxquels il se livra depuis ». L'aeie que nous venons de faire connaître donne un démenti à celte assertion : car il est plein de sens, de raison et de cœur ; il respire les sentiments les plus nobles et les plus généreux. Si l'histoire avait à juger don Carlos sur son testament, elle n'aurait ([ue des éloges à décerner à sa mémoire.
1. a El cérebro del principe mostrù su lésion, cstando la voluntad
menos snjeta d la razon, ajustada con la de su padro, oXr. » \Hisforia de Felipe fi, liv. VI, chap. V, p. 39(>.i
130 DON CAin.OS KT PHILIPPE II
mort vîni imiiv i\ ra\;\nceinont dont il est (ligne par son niéritr.
Lo 19 mai io64, don Carlos, étant au lit, malade *, délivra ce testament, fermé et sei^llé de son sceau, à Domingo de Çâvala, cscribano do vàmara du roi et notaire public, en présence de sept témoins, ([ui tous appartenaient à l'ordre ecclésiasti(iue : c'étaient don .Alaiiin Kamos, recteur du grand colléii:t» et de l'université d'Alcala ; le docteur don Fernando de Ball)as, prrand abbé de cette \ille ; le père fray Alonso de Hontiberos, recteur du collège de Saint-Tliomas ; le père fray Mancio et h^ docteur Pedro de Balhas, profi^sseurs de Ibéoloit\Q ; le père fray Luis di* Strada, recteur du collège Saint- Bernard, (M le pèi(» fra\ Juan de Andrada, gardien du couvent de Saim-Kiançois. Selon Texpi-esse volonté du prince, cet acte ne devait s'ouvrir (iu'a])rès sa mort '^.
Cabrera prétend que le (»erveau de don Carlos fut atteint par la blessure (lu'il avait reçue à la tête, dans sa chute à Alcala, et que de là naquirent les extravagances et lesdésor-
cion de ilocumruios inêdilos para la historia de Espana, t. XXVI, pp. 402-405.)
L'expo lition «les bull<'s il'Honorato Juan souffrit quelque retard, parce que, selon le concile (1(3 Trente, les sujets nommés à des Églises cathédrales (levaient juslificr des grades requis, ou produire une déclaration de quelque université qui y suppléât. Le roi lui en écrivit le 21 février 1564. Il exprima en même temps à Vuniversilé d'Alcalale désir qu'elle lui déli- NHil la déclaration dont il avait besoin. L'université s'empressa de déférer à cotte invitation. Elle répondit au roi qu'elle l'avait fait avec un grand plaisir, car l'élu d'Osma était Tune dos personnes, les plus méritantes des Kspagnos : « Por ser, como es, una do las personas mas beneméritas que » ay en estos reinos. » (Kirgher, p. 141. — Coleccion de documentos inédiloSj etc., t. XXVI, p. 403.)
1. a.... Ksiando en la cama, A lo que pare.'ia, enferme, » porte l'acta da notaire Çavala.
2. «.... Y quiere que se abra después del fin de sus dias, y no dntes. » (Déclaration du notaire Çavala.)
CIIAPÏTKR M 131
(Ires auxquels il se livra depuis *. L'acte que nous venons de faire connaître donne un démenti à cette assertion : car il est plein de sens, de raison et de cœur ; il respire les sentiments les plus nobles et les plus généreux. Si l'histoire avait à juger don Carlos sur son testament, elle n'aurait que des éloges à décerner à sa mémoire.
1. « El cérebro del principe mostrù su lésion, oslando la volunta»!
meoos sajeta a la razon, ajuslada con la de su padro, oli\ » [Historia de Felipe II y liv. VI, chap. V, p. 39(>J