Leltre de Gio. Soranzo da 10 octobre
2. Lettre du 24 novembre 1564, dans Koch, Quellen, etc., p. 134,
3. Nous trouvons la date précise dans une dépêche do Saint-Sulpice. Cet ambassadeur écrit, le 9 novembre 15G4, à Catherine de Médicis, qu'il profite du passage par Madrid du seigneur de Bourdoille, revenant de Portugal, pour lui annoncer, etc.
4. Natretés, ruses, détours. Dans plusieurs éditions de Branlômo, on lit : d* opiniâtretés
iTAi DON CARLOS ET PHILIPPE II
» Gonicz, fort favory du roy d'Espagne.^ s'il en fut oncques, » n'ou pouvoit jouir, et à toute heure il supplioit le roy de lui » osl(T reste charge et de la donner à un autre ; qu'il en » seroit très-aipo. Mais le roy, se fiant en luy, ne voulut » jamais ; et lousjours ce prince menaçoit son gouverneur » qu'un jour, quand il seroit grand, il s'en repentiroit. » Quîuit à ses autres serviteurs et officiers, quand ils ne le » servoient pas hien à son grc, il ne faut point demander » comment il les estrilloit. » Brantôme ajoute : « Moy estant » en Espagne, il me fut fait un conte de luy, que son cor- » donnier luy avoit fait une paire de bottes très-mal faites ; » il les fit mettre on petites pièces et fricasser comme tripes » de bœuf, et les lui fit manger toutes devant lui, en sa » chambre, de coste façon *. Il aymoit fort à Tibler le
1. Ce que Brantôme donne ici comme an conte qui loi a été fait de don Carlos, Cabrera le rapporte d'ane manière positive, com&e an des griefs que le roi^avait contre son fils : « El rey avia mandado i. don Pedro Mai> nael qae hiziese cl mnnestral las volas para cl principe jnstas conoo él o las traia, porqae al contrario las quciia don Carlos. Al calçarlas coq '? dificultad, diziendo que su padrc mandô fuesen tan estrechas (estando en » Âlcald), diu un ])ofeton â don Pedro Manuel, i guisadas i picadas en » menudas piczas hizo corner las votas al menestral, r* (Liv. VII, chap. XXII, p. 469.) n semble que, si ce fait révoltant avait été avéré, Brant(3mo s(i fût exprime d'une autre manière. Et puis il est difficile de croire que Philippe II s'occupA,t de la dimension des bottes de son fils, à an àgo surtout où ce dernier croyait pouvoir se permettre de donner des soufflets îl un officier de sa cour.
Quoi qu'il en soit, cette anecdote du cordonnier forcé de manger le cuir (les bottes faites par lui, passa dans les traditions populaires. On troayo, en un recueil do poésies {Diversas rimas) d'Espinel, imprimé à Madrid en 1591, p. 110, les vers suivants :
nizo pues bien el otro cocir.cro
Qae convido é corner (por ser mandado]
Coutra su ToluDtad é un zapatero,
T para regalar al convidado
Y mostrar variedad en la c(nnida,
Le hizo de unas botas un gaisado,
La mejor cosa que comiô en su Vida.
Voy. le Serapeum, année 1855, p. 133.) M. DE Castro regarde" comme une calomnie invenli-e par 1«»b ron!<pil1erft