CHAPITRE VII
fois, le 5 et le 6 octobre, assister aux obsèques qui furent célébrées pour Tempcrcur à SaiiU-Domiiiique-le-Royal. Lo jour d* après, le roi Gi chanter en réglise de Saint-Piiilippe un Te Deum^ suivi d'une procession à travers la ville, pour remercier Dieu du rétablissement de la reine ; il suivit luimême la procession avec toute sa cour, mais il ne voulut point que son fils l'accompagnât, do crainte qu'il n'en ressentît trop de fatigue *. Quelques semaines plus tard, don Carlos était assez bien pour que le baron de Dietrichstein 3'înonçàt à son maître que jamais il ne s'était mieux porté ; Que chaque jour il se promenait à cheval et h pied ; qu'il fai- ^^ît beaucoup d'exercice ^.
Brantôme , revenant de Portugal , passa vers ce temps
F^Ur Madrid^, il s'y fit présenter à la cour, et le prince d'Es-
l^îîgne nefut^pas le personnage qu'il y observa lo moins.
** A mon petit jugement, — dit-il — je le jugeois un jour
^ grand , et luy trouvois une très-bonne façon .et bonne
^ grâce, encores qu'il eust son corps un peu gaslé; mais
^ cela paroissoit peu. » Son témoignage est moins favorable
^u caractère et à la conduite de don Carlos : « S'il eust vécu,
> — c'est ainsi qu'il s'exprime — il eust fait enrager son
» père, car il egtoit fort bizarre et tout plein de natrctés ^. II
» menaçoit, il frappoit, il injurioit : si bien que don Huy
Vostra, Sua Âltezza era nel letto, ben migliorato délia febre che ha ha-
vuta, ma in vero lo vidi molto consamato o moho afflilto » (Lrllro
de Gio. Soranzo du 21 septembre 1564.)