PRÉFACE
Chapitre I .—Mariage du prince Philippe avec Marie de Portugal. — Naissance de don Carlos. — Mort de la princesse : affliction que cet événementcauseà Philippe et à toute l’Espagne. — Baptême de don Carlos.— Joie de l'empereur, en apprenant à Worms qu'il lui est né un petit-fils, bientôt troublée par l’arrivée du courrier qui lui apporte la nouvelle de la mort de la mère. — Changement dans les projets qu’il avait formés. — Instincts étranges de don Carlos, qui mange le sein de sa nourrice. — Difficulté qu'il éprouve à parler : mot de l’empereur à ce sujet. — Age de don Carlos, quand le filet lui est coupé — Doua Leonor de Mascarenas lui est donnée pour gouvernante; portrait de cette dame. — Résidence de l'infant à Alcala de Henarès et à Toro. — Instruction de l’empereur sur l’ordre à observer dans la maison de son petit-fils. — Officiers attachés à la personne de l’infant. — Chagrin manifesté par don Carlos lors de sa séparation d’avec sa tante dofia Juana. — Philippe le fait jiasser des mains des femmes dans celles des hommes, et lui donne pour gouverneur don Antonio de Rojas. — Partant d’Espagne pour l’Angleterre, il nomme llonorato Juan son précepteur. — Éloge de Juan. — Perspective que lui offre la charge à laquelle il vient d'être appelé. — Plan qu’il soumet à Philippe; observations de ce prince. — Recommandations de l'empereur à don Antonio de Rojas. — Application à l’étude montrée dans le principe par
don Carlos, mais qui ne se -gbiiUeut- pas
Chapitre II. — Abdication de Charles-tjuint. — Philippe II est proclamé a Valladolid ; don Carlos présidé à cette cérémonie. — Joie
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et impatieuce manifestées par le jeune prince, à la nouvelle du débarquement de l'empereur à Laredo. — Lettre qu’il lui écrit.
— Entrevue de Charles avec son petit-fils. — Il arrive à Val-
ladolid; séjour qu’il y fait. — Scène plaisante entre lui et le prince, à qui il racontait ses entreprises de guerre. — Don Carlos veut avoir un poêle qu'il avait apporté des Pays-Bas; il le lui refuse. — Versions différentes sur le jugement porté par l'empereur de son petit-fils. — Amélioration dans les études et les exercices de don Carlos. — Lettre de son gouverneur sur sa situation physique, l’emploi de ses journées et les dispositions qu’il montrait. — Philippe II envoie Ruy Gomez en Espagne ; l'historien Cabrera prétend, à tort, qu'il l’avait chargé d’emmener don Carlos aux Pays-Bas. — La princesse doua Juaua songe à établir la demeure de son neveu hors du palais et même de Valladolid : raisons pour lesquelles il n’est pas donné suite à ce dessein. — Philippe il, à son tour, désigne Tordesillas pour la résidence de son fils ; mais les renseignements pris par don Garcia de Tolède l’engagent à ne pas observer les instructions du roi. — Maladies et mortalité à Valladolid. — Les médecins, consultés, s'opposent à coque la résidence du prince soit transférée ailleurs Éloge de don Carlos par l'aumônier Fran-
cisco Osorio; témoignages opposés de don Garcia de Tolède, qui supplie l’empereur d’appeler sou petit-fils auprès de lui. — La princesse écrit è son père pour le même objet. — Induction qu'on peut tirer de ces démarches. — Portrait de dou Carlos par l'ambassadeur vénitien Badoaro. — Motifs qui portent Charles-Quinl à fermer l'oreille aux supplications de don Garcia de Tolède. — Influence de la mort de l'empereur sur les penchants de don Carlos : lettre notable de son précepteur au roi ; réponse de Philippe. — Invasion des doctrines luthériennes en Espagne: Constantino Ponce de la Fuente ; Agustino Cazalla.
— Découverte, par l'inquisition, d'un foyer de luthéranisme à
Valladolid ; arrestation des affiliés è la nouvelle secte; poursuites dirigées contre eux. — Indignation et colère de Charles-Quiul, en apprenant que le luthéranisme a pénétré dans la Castille : il écrit lettres sur lettres pour que les hérétiques soient châtiés exemplairement; il envoie Quijada à Valladolid; il fait des recommandations expresses à son fils dans son codicille. — Auto-da-fé célébré à Valladolid, en présence de dona Juana et de don Carlos : serment que la princesse et le prince prêtent entre les mains des inquisiteurs. — Assertion de Llorenlc à ce sujet, dénuée de preuves
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