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Chapitre 111. — Conséquences funestes, pour l'Espagne, de l’absence de ses souverains. — Messages pressants envoyés à Philippe II, afin de solliciter son retour. — Les désirs personnels de ce monarque sont d'accord avec le vœu de la nation ; mais la guerre avec la France ne lui permet pas d’y avoir egard. — Paix de Cateau-Cambrcsis. — Organisation du gouvernement des Pays-Bas. — Philippe meta la voile de Flessingue.et débarque a l.aredo. — Il trouve son fils malade à Valladolid. — Il le revêt des insignes de la Toison d’or. — Nouvel auto-da-fé à Valladolid ; Philippe et don Carlos y assistent. — Paroles horribles adressées par Philippe à l'un des condamnés. — Départ de la cour pour Tolède — Assemblée des cortès de Castille.— Arrivée d'Élisabeth de Valois à Ouadalajara. — Philippe va l’y voir secrètement. —
Le cardinal de Burgos les marie. — Entrée de la reine à Tolède ; première entrevue avec don Carlos. — Les cortès reconnaissent don Carlos pour héritier de la couronne de Castille, et lui prêtent serment 48
Chapitre IV. — Dépérissement de don Carlos. — Les médecins conseillent au roi de le faire changer d’air. — Le roi, après des informatious prises à Gibraltar, Malaga et Murcie, se décide a l’envoyer à Alcala de Henarès. — Description de cette ville. — Départ de don Carlos pour Alcala. — Heureux effets qu’il ressent de son changement de résidence. — Sa fièvre cesse. — Elle reprend à la suite de quelques imprudences. — Elle le quitte tout à fait. — Il va assister, au Pardo, à une fête donnée par le roi.—
Il devient amoureux d’une des filles du concierge du palais. — Il fait une chute dans un escalier en allant la voir, et se blesse a la tète. — Les gens de sa maison et ses médecins accourent a ses cris. — Paroles de Quijada au licencié qui lui met le premier appareil. — Le roi, averti par don Garcia de Tolède, fait partir |>our Alcala plusieurs de ses médecins. — Il y vient lui-même, mais il retourne bientôt à Madrid, rassuré par les déclarations des hommes de l’art. — Jugement sur les médecins espagnols de ce temps. — Caractère grave que prend la blessure de don Carlos; symptômes alarmants. — Le docteur Oiivarès cherche a tranquilliser le prince ; repartie de don Carlos. — On lui découvre le crâne. — Le roi accourt à Alcala. — Une légère amélioration dans l'état du malade est suivie des complications les plus inquiétantes; il tombe en délire. — Le roi fait dire des prières et faire des processions dans toute l'Espagne ; il appelle un empirique do Valence ; il prodigue à son fils les soins les
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plus affectueux. — Dévouement du duc d’Albc, de don Garcia de Tolède, de (Juijada et de Ions les serviteurs du prince. — Regret exprimé par don Carlos à son père. — Patience et douceur qu'il montre pendant sa maladie. — Part que l’Espagne entière prend à l’affliction du roi. — Marques éclatantes de la douleur de la reine et de la princesse doua Juana. — Sentiments divers des Flamands, des Italiens, des Portugais, des Français et des partisans de la branche allemande de la maison d'Autriche. — Les médecins désespèrent de la vie de don Carlos.
— Le roi quitte Alcala, laissant des instructions pour les obsèques de son fils au duc d’Albc et au comte de Feria. — Don Carlos est trépané. — On apporte dans sa chambre et on lui fait toucher le corps de fray Diego, religieux de Saint-François.
— Soulagement instantané qu'il éprouve. — Fray Diego lui apparaît la nuit, et le rassure. — Arrivée de l’empirique de Valence; application de scs onguents, dont on n'est point satisfait ; il est congédié. — Le roi, instruit du changement inespéré qui est survenu dans l'état de son fils, revient à Alcala. — Don Carlos perd la vue. — Il la recouvre au moyen d'une opération pratiquée par le conseil do Vésalc. — Le roi repart pour Madrid.
— Extraction d’un os de la tête de don Carlos. — Cicatrisation de sa plaie. — Sa convalescence et son rétablissement — Il va rejoindre la famille royale. — Joie des Madrilènesen le revoyaut.
— Félicitations adressées au roi par les princes étrangers. — Lettre particulière et compliments de l’empereur è don Carlos.
— Ce prince prie son père de solliciter du pape la canonisation
de fray Diego
C tu pitre V. — Philippe II, dès son retour en Espagne, se propose de convoquer les cortès d’Aragon, de Valence et de Catalogne. — Circonstances qui y mettent obstacle pendant plusieurs années.
— Il fait enOn expédier les lettres de convocation. — Une nouvelle maladie survenue à don Carlos l’empêche de l’emmener avec lui. — 11 part do Madrid et arrive à Monzon. — Ouverture des cortès ; demandes qu'il leur fait.— Remontrances des cortès.
— Paroles de Philippe à l’ambassadeur de France sur la constitution des peuples d’Aragon. — il donne satisfaction aux cortès sur plusieurs points de leurs remontrances , mais il élude celles-ci en re qui concerne l’inquisition. — Grands débats qui en résultent. — Amelioration dans l'état de don Carlos, suivie d'une rechute. — l.e roi demande que les cortès reconnaissent son fils pour héritier de la monarchie, par procuration. —
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Presse qu'il donne à leurs travaux; sollicitations personnelles qu'il leur fait. — Mauvaises dispositions qu'il trouve chez les Aragonais et les Catalans. — Il se met cependant d’accord avec les premiers et avec les Valenciens, mais il ne peut obtenir d'eux qu'ils reconnaissent le prince, et ils ne lui accordent qu'un faible subside. — 11 quitte Monzon pour se rendre à Barcelone. — Fêles qui lui sont données dans cette capitale. — Auto-da-fé. — Opposition qu'il éprouve de la part des cortès de Catalogne, malgré les concessions qu'il leur fait. — Manière cavalière dont il les licencie. — Arrivée à Barcelone des archiducs Rodolphe et Ernest. — Comment les nécessités de la politique et leur intérêt commun avaient rapproché les deux branches de la maison d’Autriche, après le refroidissement qu'il y avait eu entre elles à la diète d'Augsbourg, et nonobstant l’antipathie réciproque de Philippe et de Maximilien, et comment le roi de Bohême s'était déterminé à envoyer le premier et le second de ses Gis en Espagne. — Accueil affectueux que Philippe fait à ses neveux. — Honneurs qu'il veut qu'on leur rende. — Il entre avec eux à Valence. — Fêtes qui ont lieu à cette occasion. — Philippe reprend le chemin de la Castille. 93
Chapitre VI. — Don Carlos, malade, retourne à Alcala. — Réflexions sur la destinée de ce prince. — Il songe à faire son testament. — Il confle ce dessein au docteur Hernan Suarez de Toledo. — Suarez l’aide à le réaliser, et écrit le testament do sa main. — Préambule et dispositions de cet acte. — Témoins qui y interviennent. — Démenti qu’il donne à une assertion de l’historien Cabrera 124
Chapitre VII. — Don Carlos, délivré enfin de la fièvre, va rejoindre la famille royale a Madrid. — Portrait que le baron de Dielrichstein fait de lui, d'abord sur des ouï-dire et ensuite après l’avoir vu. — Autres portraits du prince, tracés par les ambassadeurs vénitiens. — Le roi donne à son fils entrée au conseil d'État et organise sa maison. — Il nomme Ituy Gomez de Silva son grand maître. — Déplaisir que cette nomination cause à don Carlos.
— Composition de sa maison. — Dangereuse maladie de la reine Élisabeth de Valois : affliction qu'en montre don Carlos.
— La reine est sauvée par un médecin français. — Le prince éprouve un nouvel accès de fièvre. — Passage de Brantôme par Madrid. — Ce qu'il raconte de don Carlos. — Pie IV envoie au prince d'Espagne l'estoc et le chapeau bénits. — Arrivée à
table des matières.
Madrid du lomle d'Egmont : doute exprimé sur la démarcBc qu'il aurait faite auprès de don Carlos, suivant Brantôme. — Sollicitations pressantes de Catherine de Médicis pour avoir une entrevue avec le roi d'Espagne. — Philippe II, après les avoir éludées pendant plusieurs années, consent à ce que sa femme aille voir la reine-mère à Bayonne. — Départ et voyage d’Élisabeth de Valois; attentions que don Carlos montre pour elle; fêtes qui lui sont données a Valladolid.— Son retour en Espagne.
— Le roi et don Carlos se portent a sa rencontre. — Incident relatif à don Juan d'Autriche. — intempérance de don Carlos, qui lui occasionne une nouvelle indisposition. — Il va avec le roi au devant du légat du pape , et ensuite à Tolède pour la réception du corps de saint Eugène 443
CruriTRK VIII. — Ouvertures faitesà Philippe II en vue du mariage de don Carlos. — Catherine de Médicis propose pour lui Marguerite de Valois, sa fille.— Les princes de Lorraine mettent en avant Marie Stuart. — L'empereur Ferdinand lâche de faire préférer l'archiduchesse Anne, sa petite-fille. — La princesse doua Juana prétend la préférence pour elle-même. — Observation sur la reine Elisabeth d'Angleterre. — Don Carlos se montre réservé â l'égard de Marguerite de Valois. — Il ne peut souffrir doua Juana. — Il trouve mieux à son gré Marie Stuart. — Mais l'archiduchesse Anne lui plaît davantage, et il annonce l'intention de n'en épouser pas d’autre. — Politique de Philippe II relativement au mariage de son dis. — Il incline pour une allianre avec la branche allemande de sa maison. — L'empereur veut avoir trne réponse catégorique. — Explications qu'il a avec le comte de Luna, ambassadeur d’Espagne à Vienne. — Démarches qu'il fait faire par son ambassadeur à Madrid. — Réponse dilatoire de Philippe II. — L’empereur n'insiste pas. — Négociation du cardinal de Lorraine à Inspruck, pour le mariage de Marie Stuart avec l'archiduc Charles. — Fâcheuse impression qu'elle produit en Écosse et en Angleterre. — Lethington , secrétaire d’État d'Écosse, propose formellement à l’évéqued’Aquila, ambassadeur de Philippe II à Londres, le mariage de Marie Stuart avec don Carlos. — L’évêque rend compte de cette proposition au roi. — Perplexité de Philippe. — Il fait à son ambassadeur une réponse ambiguë. — L’évéque insiste pour avoir des instructions plus positives, et envoie, en attendant, une personne de confiance à Marie Stuart. — Philippe lui mande de donner suite aux ouvertures de Lethington. — Catherine de Médicis a vent
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fie ce qui so passe; elle tâche de s'en éclaircir; réponse de Ruy lîomez à l'ambassadeur de France à Madrid. — Embarras do Philippe II, qui s'augmente par les instances que lui fait faire l’empereur, pour qu’il se décide d'une manière ou de l’autre. — Préoccupation que lui donne le caractère de son fils. — Il cherche à gagner du temps. — Il est disposés préférer doua J uana; mais il trouve dans don Carlos une répugnance invincible pour une union avec sa tante. — Il rompt la négociation d'Écosse. — Il donne des espérances à l’empereur Maximilien. — Don Carlos se prononce résolûment pour l'archiduchesse. — Catherine de Médicis revient, à Bayonne, sur le mariage de Marguerite de Valois avec le prince d’Espagne. — Philippe lui déclare catégoriquement qu’il est engagé envers l’empereur 172
Chapitre IX. — Dissensions entre don Carlos et le roi. — Portrait de Philippe II ■ son caractère, ses goûts, ses habitudes, son système de gouvernement, ses ministres. — Remontrances qu'il fait à son fils et qui sont mal accueillies par le prince. — Griefs de don Carlos contre le roi ; il est mécontent de n'avoir point de pouvoir. de n’étrepas placé à la tête du gouvernement des Pays-Bas, du retard appotté à son mariage avec l'archiduchesse Anne. — il blâme tout ce que fait son père, et le tourne même en ridicule.
— Son mécontentement s’étend aux ministres et aux serviteurs du roi ; scène violente qu’il fait au président d’Espinosa. — Ses propres officiers sont vus par lui avec déplaisir; mauvais traitements qu'ils essuient de sa part. — Ses procédés envers la princesse dona Juana et les princes de Hongrie. — La reine Élisabeth est seule l'objet de ses déférences ; explications à ce sujet ; fables débitées sur une prétendue inclination réciproque de la reine et du prince. — La reine douairière de Portugal. Catherine d'Autriche, cherche à ramener don Carlos à de meilleurs sentiments pour son père. — Son ancien précepteur, l’évèque d'Osraa, y emploie aussi son zèle et son influence. — Estime et affection de don Carlos pour Honorato Juan ; marques qu'il lui en donne. — Lettre notable que Juan lui écrit, en quittant la cour. — Mort de Juan. — Nouvelle grossesse d’Élisabeth de Valois ; joie que Philippe II en éprouve. — Élisabeth se rend au bois de Ségovie, où le roi l'avait précédée. — Don Carlos reste à Madrid; remarque à ce sujet. — 11 va plus tard rejoindre la famille royale. — La reine accouche d’une fille. —
Don Carlos en est le parrain ; débilité physique qu'il montre en cette occasion. — Noms d’Isabel-Clara-Eugenia que reçoit la
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