‹ Don Carlos et Philppe IIChapitre 18 sur 172 · GS · texte numérisé non relu

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transporter en Lombardie, où elle attendrait le duc d’Albc, la vieille infanterie espagnole qui occupait les garnisons des royaumes de Naples, de Sicile, de Sardaigne, et au duc d’Albuquerque, gouverneur de l’Etat de Milan, de doubler la force de la cavalerie qu’il y avait dans eet Etat. Le duc d’Albc trouverait ainsi réunis, à son arrivée en Lombardie, huit mille hommes de vieilles troupes espagnoles, auxquels s’ajouteraient trois mille hommes de nouvelle levée qu’il emmènerait avec lui. 11 disposerait, de plus, d'un régiment d’infanterie allemande, commandé par le comte Albéric de Lodron, qui était venu en Italie pour le secours de Malte. En approchant des frontières des Pays-Bas, il appellerait à lui les gens de pied et de cheval dont le rassemblement avait été préparé en Allemagne par la duchesse de Parme. Enfin, si ces forces ne suffisaient pas, il les augmenterait dans la proportion qu'il jugerait nécessaire.

Les princes d’Italie pouvaient concevoir de l’ombrage de la concentration de troupes qui allait avoir lieu dans la Péninsule ; Philippe leur écrivit pour leur en expliquer le motif, et les assurer de ses dispositions amicales à leur égard. 11 fit donner les mêmes assurances aux cantons suisses par le comte Juan de la Anguisola, qu’il chargea de résider auprès d’eux jusqu'après le passage de son armée le long de leurs frontières. 11 envoya don Juan de Acuna au duc de Savoie, et don Bernardino de Mendoza au duc de Lorraine, afin que, en traversant leurs Etats, scs troupes y fussent pourvues de logement, de vivres et

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