‹ Don Carlos et Philppe IIChapitre 25 sur 172 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Convocation de» cortès de Castille. — Séance d'ouverture. — Proposition royale. — Réponse des cortès. — Départ du roi pour l'Escurial. — Apostrophe adressée aux cortès par don Carlos. — Les 'cortès accordent au roi le service ordinaire et une subvention extraordinaire. — Elles demandent qu’il ne quitte pas l’Espagne et que le prince se marie. — Don Carlos continue ses emportements et scs violences : il chasse Juan Estevez de Lobon, donne un soufflet à don Alonso de Cordoba, menace de son poignard don Fadrique Enriquez, fait battre des enfants, veut qu'on brûle une maison d'où un peu d’eau lui est tombée sur la tête, maltraite des chevaux. — Faits qui prouvent, d'autre part, qu'il n’était pas inaccessible à des sentiments généreux : entretien à ses frais. d'enfants abandonnés; secours qu'il donne à un malheureux, prisonnier pour dettes. — Jugement porto sur sa conduite par le public de Madrid. — Bruit répandu qu'il n'accomplit plus avec régularité ses devoirs religieux. — Le docteur Hernan Suarez de Toledo — Son dévouement pour don Carlos. — Lettre qu’il lui écrit après la scène des cortès. — Autre lettre plus pathétique et plus forte à l'occasion des rumeurs qui circulaient sur son compte. Peu d’effet que ces lettres produisent sur don Carlos, qui néanmoins reconnaît l’attachement de Suarez. — Voyage de Philippe II aux Pays-Bas : doutes dont il est l’objet ; explications provoquées par le nonce; réponse du roi ; circonstances qui contribuent a dissiper en grande partie ces doutes. — Leduc d’Albe va recevoir, a Aranjuez, les dernières instructions du roi. — Il prend aussi congé de don Carlos, qui entre en colère contre lui et veut le frapper de son poignard. — Philippe II ne fait point paraître le mécontentement que lui cause cette nouvelle incartade de son fils : au contraire, il

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