CHAPITRE XII
pour ses assistants. Le roi était assis sous un dais. Auprès de lui se trouvait le prince son fils ('.).
La proposition fut lue par le secrétaire Erasso. Ce ministre y rappelait d’abord que, depuis les cortès de 1563. le roi avait tenu sa résidence continuelle dans scs royaumes d’Espagne, comme étant 1e. siège, la tète et la partie principale de ses Etals, et en considération aussi de l’amour réciproque qu'il y avait entre lui et scs vassaux de ces royaumes ( 5 ). Il exposait ensuite ce que le roi avait fait, durant ces trois années, pour le maintien de la foi catholique et de l’obéissance duc au saint-siégç, pour l’exacte administration de la justice, pour la défense et garde de ses royaumes contre les agressions des Turcs et des Algériens, Les troubles des Pays-Bas étaient, après cela, l’objet dont il entretenait les cortès : « Vous aurez « appris, leur disait-il, les nouveautés, les émotions « qui se sont manifestées dans les États de Flandre, « et vous pouvez vous former une idée de la néces- « silé, de l'urgence même qu’il y a d’y remédier, « tant par rapport à ce qui touche le service de Dieu, « notre seigneur, qu’aûn de prévenir la perte de
(') Les détails dans lesquels nous enlrons sur cette assemblée sont tirés des actes mêmes des cortès , qui s'impriment en ce moment à Madrid, par ordre et sous les auspices du congrès des députés.
Nous prious don Francisco de Arguellos, greffier du congrès, d'agréer l'expression de toute notre gratitude, pour la communication qu'il a bien vonlu nous donner de cet important. recueil, avant sa publication.
(*) «.... Por ser, como son, la silla, cabeza y principal parte de sus Estados, y por el amor que les liene y sabe que en ellos so le tiene à Su Majestad.... •
« provinces qui sont d’une telle importance. Sa Ma- « jcslé a pris et fait prendre toutes les mesures qui « étaient possibles en son absence ; elle a employé à « propos les autres moyens et expédients convenables « pour arrêter les progrès du mal et pacifier lesdits « États : mais tout cela n’a point suffi, et il faut quelle « s’y rende en personne, afin d’appliquer le vrai et « entier remède qu’exige la situation des affaires. Vous « jugerez des grandes dépenses auxquelles Sa Majesté « aura à fournir et, par conséquent, des grandes som- « mes de deniers dont elle aura besoin pour cette « entreprise ; vous apprécierez en même temps le « devoir qu’elle a de l’exécuter; vous considérerez « enfin «à quel point cela est essentiel, non-seulement « pour la conservation des Pays-Bas, mais encore « pour celle des autres provinces de la monarchie('). » L’orateur terminait en signalant aux cortès létal
(')« Ansucedidodespués. comoavreis oido,las novedndes, movimientos y alteraciones en los Estados de Flàndes, en que podeis bien considerar qunnto importa y la necessidnd grande que ay de remedio, ans ï por lo que toca al servicio de Dios nueslro seûor como para la conservacion y seguridad de aquellos Estados, que son tan principales. Y aunque Su Magestad a heclio y mandado huzer lodas las provisiones y prevenciones que an sido po-ibles y en su ausencia se podian, y usado con tiempo de los otros medios y formas que convenian para atajar este mal que se a movido, y para quietary pacificar aquellos Estados; mas siendo, como paresce ser, necesaria su ida en persona para el verdadero y entero remedioy asiento dellos, podreis juzsar las provisiones y pçeparamientos que para esto seràn necessarios, y las grandes costas y gastos que se avrân de hazer, y las muchas quanlias de dineros que seràn menesler, y juntamentc la obligacion que Su Majestad ticne à esto, y lo que importa, no solo para la conservacion de aquellos Estados, mas para todos los demàs. »