‹ Don Carlos et Philppe IIChapitre 42 sur 172 · AIT · texte numérisé non relu

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scs rebelles de Flandre ne trouvassent de l’appui dans l'Empire.

Telle était, en substance, l'instruction que reçut Venegas (■). Philippe 11 lui fil connaître verbalement sa volonté sur le langage qu’il aurait à tenir, si, comme il fallait s’y attendre, l’empereur lui parlait du mariage de l’archiduchesse Anne avec le prince d’Espagne : tout ce que nous en savons d’une manière positive * c’est que l’ambassadeur était autorisé à assurer Sa Majesté Impériale de la conclusion de ce mariage, mais seulement pour l’époque où son maître aurait avec elle l’entrevue projetée (■); il semble résulter aussi d’une lettre de Venegas^) que le roi l’avait chargé d’instruire

(’) Celte instruction, datée du U mai 1567, a été publiée dans la Coleecion de documentas inéditos, etc., I. XXVIII, pp. 438-456. — Cabrera, liv. VII, chap. XVI, pp. 448-450, en donne un résumé assez exact.

(*) Voici ce que contient sur ce point l’instruction du 14 mai : « Porque no dudamos sino que el emperador mi hermano os ha de « preguntar la comision que llevais para tratar en lo del casamiento del

• principe mi hijo con la inlanta Ana, su hija muyor, à esto le habeis de « satisfacer y responder lo que a boca se os iia diciio mas partici lar-

• mente, y las causas por que do se trata agora de la resoluciou destc

• casamiento, que son las que yo le tengo escripto à él tan claramcntc « de mi mano.... »

Dans la ftelacion sumaria. etc., déjà citée, il est. fait mention d’une lettre du roi à l’empereur où il l’assure que • el casamiento del principe « nuestro seîior esta muy cierto, y se conduira cuando S. M. C. se vea « con el emperador. • Venegas était porteur de cette lettre.

( 5 ) Nous voulons parler de la lettre du 30 septembre 1567, insérée dans le t. XXVI, p. 563, de la Coleecion de documentas ineditos, etc. On y lit en effet : » En las très cosas que el emperador prétende, no veo « ympedimento que con razon lo pueda ser, presupuesto que la princi-

• pal, que es el casamiento del principe, se le tiens V. M. ofrecido v « BEMiTino a su voluntad, la quai tiene ya V. M. eutendida, pues sin

DON CAItLOS ET PHILIPPE II

l’empereur et l’impératrice de certaines particularités qui n’élaient pas de nature à faire concevoir une opinion flatteuse de son fils. Vcnegas se mit en route pour Vienne le 5 juin (') ; il était porteur de présents magnifiques envoyés par le roi et par le prince à l’archiduchesse Anne; le prince, entre autres, lui avait remis pour sa cousine une bague en diamants où était gravé son portrait, d’une valeur de trente mille écus Q. Bien des gens croyaient qu’il avait mission d’organiser la maison de la future princesse des Asturies ( 3 ).

Quelques jours avant son départ, un événement s’était passé à Madrid, qui avait causé une rumeur extraordinaire dans la ville et à la cour. Don Carlos était blessé des bruits qui couraient sur son incapacité d’avoir des enfants ; au moment où se négociait son mariage, il avait à cœur d’en démontrer la fausseté. Après s’ètre entendu avec son barbier ( 4 ), qui jouis-

• EMBARGO ns TODO LO QIE SR LES HA OICHO Y OECLARADO, pidc Cl Oinpeni-

• dor que se efeclùe, y deséalo con mucha aficion, y la emperatriz con « muy mayor. »

(') Lettre de Dietrichstein à l'empereur, du 5 juin 1567, dans Koch, Quellen, etc., p 189. — Mémoire de Fourquevaulx pour le S r de l’Aubespine, s'en retournant en France, du 30 juin.

(’) • Louys Vanègues a porté de belles bagues et de beaux présents en don à la fille aînée de l'empereur, de la part de ce roy et du prince, mesmement dudict prince, qui lui a envoyé un diamant à porter au doigt, où il est gravé au naturel, estimé valoir 30,000 écus. » (Lettre de Fourquevaulx à Catherine de Médlcis, du .. juillet 1567.)

(*) • Venegas partira bientôt pour l'Allemagne.... Il a charge.... de . dresser estât et maison à la fille aisnée de l'empereur comme a princesse d’Espuigne, pour commencer à monstrer qu'on la tient par deçà pour telle. • (Lettre de Fourquevaulx à Catherine de Médicis, du 30 mai 1567.)

— Voy. aussi la lettre de Dietrichstein, du 5 juin 1567, ci-dessus citée.

(') Ituy Diaz dcQiiintamlla.

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