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Son parti était déjà pris. Le lendemain ('), il écrivit à don Carlos, et il lit répandre le bruit qu’il avait été mandé subitement à l’Escurial pour des affaires dépendantes de sa charge; il monta à cheval et alla trouver le roi, à qui il révéla ce qu’il venait d’apprendre des projets de son fils ( 2 ).
Philippe II, en ce moment, était tout entier livré à des pratiques de dévotion et de piété. Il s’apprêtait à assister aux cérémonies par lesquelles l’Église célèbre la naissance du Sauveur du monde; il se disposait aussi à gagner le jubilé universel que le pape Pie V
(') Ce serait le jour même, si l'entrevue avait eu lieu le 24. (Yoy. la note 4, à la p. 4G3.)
(*) Ce fait est consigné dans les dépêches de plusieurs ambassadeurs ; et, quelque temps après l’événement, il acquit un caractère ‘de notoriété, aussi bien dans les cours étrangères qu’à celle de Madrid. Dans sa relation sur don Juan, près lequel il fut envoyé à Naples, en 1575, l'ambassadeur vénitien Girolamo Lippomano ne manque pas de rappeler (pie le roi put apprécier sa fidélité et sa patieuce, ainsi que la prudenco singulière qu’il montra, lorsque, étant encore bien jeune, il ne voulut pas s'associer aux machinations de don Carlos, et, au contraire, il les lui découvrit, au grand péril de sa vie : • Avendolo conosciulo il re di
• provata fede e di escrcitala pazienza, nè poteudosi scordarc délia « singolar prudenza che dimostrô, quando, esseudo ben giovanetto,
• non vole acconscntire alli trattati del principe Carlo, anzi, ron gran
• pericolo délia vila sua, li scopri a Sua Maestà. • Voy. Itclahoits uct ambassadeurs vénitiens sur Charles-Quint et l'hilippe II, p 200.
Des avis secrets, envoyés d'Anvers au gouvernement anglais, et qui sont au Stale paper Office, papiers de Flandre, concordent avec les documents que nous venons de citer. L'uu, daté du 15 février 15G8, porle :
• Voglionodirc che la delta congiura sia slata scoperta dal medesimo « don Gio. d'Austria. • Dans un autre, qui est du 6 mars, on lit :
• Del enso del principe di F|>agna se ne comincia a parlare più rlaio, « direndosi che vcleva mnrhmarc conlro la persona del padre, e che il
• tut lo sia slalo sroperto da don Gio. d’Austria, al quule il principe « comunicô il suo malraggio pensioro, recercando lo aggiutosuo ... •