‹ Don Carlos et Philppe IIChapitre 96 sur 172 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Sensation produite, en Espagne et dans toute l'Europe, par l'arrestation de don Carlos. — Tristesse d'Élisabeth de Valois. — Billet qu'elle écrit à l'ambassadeur de France. — Doua Juana et don Juan d'Autriche. — Révocation des ordres donnés pour la fête du roi de Portugal. — Réponses des grands à la lettre du roi : le connétable de Castille est le seul qui se permette un langage improbateur. — Absence, dans les Archives de Simancas, des réponses des évéques, des supérieurs des ordres religieux et des villes de Castille. — Satisfaction que cause à Philippe II celle de la ville de Murcie. — Renseignements contradictoires sur les réponses des autorités des royaumes d'Aragon et de Valeocc et de la principauté de Catalogne. — L'opinion publique blâme l’arrestation de don Carlos. — Discours qui se tiennent dans les rangs du peuple. — Plaintes et murmures dans les sphères plus élevées de la société. — Terreurs de Philippe II. — A la cour, le silence se fait bientôt sur l'emprisonnement du prince. — Paroles froides et sévères du roi aux envoyés de Gênes et de Venise qui viennent lui en parler. — Envoi à Madrid, par la reine Catherine et le roi don Sébastien de Portugal, d'un gentilhomme charge do s’enquérir des causes de la détention du prince et de le voir. — Ce gentilhomme retourne à Lisbonne, sans avoir pu remplir sa mission. — Arrivée à Paris des dépêches de Philippe 11 et de l’ambassadeur de France ; contenu de ces dernières. — L’ambassadeur de Philippe, don Francés d’Alava, diffère, pendant quelques jours, d’aller trouver la reine-mère et le roi ; pourquoi. — Particularités do l’audience qui lui est donnée. — Mécontentement de Catherine de Médicis et de Charles IX. — Philippe n’approuve pas le délai apporté par Alava a la présentation de ses lettres. — Prppos de la-reine-mère au sujet de don Carlos. — Remarque sur le peu de sympathie que la détention do ce prince excitait à la cour de France. — Catherine néanmoins exprime à Philippe le chagrin que le roi et elle en éprouvent. — Ils font parade des mêmes sentiments dans leurs dépêches à leur ambas-

sadcur. — Parole; dites à la louange du roi d’Espagne dans un dîner chez le cardinal de Lorraine. — Préoccupations do Catherine de Médicis touchant l’affaire de don Carlos. — Curieuse conversation qu'elle a avec don Francés d'Alava. — Premiers avis qui parviennent à Rome de l'arrestation du prince d'Espagne, et auxquels dou Juan de Züiïiga,' ambassadeur do Philippe II. ne veut pas croire. — Répon-e qu'il fait à un message du pape sur cet événement. — Après avoir reçu ses dépêches, il va trouver le saint-père, et l'en informe dans les termes prescrits par ses instructions. — Sentiments que témoigne Pie V. — Don Juan de Zuûiga avertit aussi de ce qui s’est passé les membres du sacré collège et le duc de Fiorence. — Il est secondé efficacement par le cardinal de Granvelle, dont la perspicacité est en defaut dans le jugement qu'il porte de la détermiuation du roi. — Réponse de Pie V a la lettre de Philippe : impression qu'elle fait sur te roi, lorsqu'elle lui est présentée par le nonce. — Soucis que cette affaire cause au pape. — Il désire être informé par le roi luimême des véritables causes de l'arrestation de son fils. — Lettre que Philippe lui écrit. — Recherches infructueuses faites pour la découverte de cette lettre aux Archives de Simancas et du Vatican. — Comment elle est parvenue a la connaissance de Laderchi, qui l'a insérée dans ses Annales de l'Église. — Importance qu'on devait y attacher, d'après les termes dans lesquels Philippe eu annonçait l'envoi à son ambassadeur.— Texte de la lettre. — Recommandation du roi ' a dou Juan de Zùùiga.— Comment celui-ci la remet au pape, traduite en italien par le cardinal de Granvelle. — Paroles de Pie V, après eu avoir pris lecture. — Trait distinctif de ce pontife. — Excellence des rapports qui existaient entre les cours de Rome et de Madrid : chapeau de cardinal donne au président d'Espinosa ; pension assignée par le roi au cardinal Alessandrino. — Le duc d’Albe reçoit les dépêches du roi. — Il communique au conseil d'Etat la dépêche en français. — Il eu euvoie copie aux chevaliers de la Toison d'or, aux gouverneurs et aux conseils de justice des Pays-Bas. — Peu de créance que trouvent auprès du public belge les choses contenues dans ce'tc dépêche ; avidité avec laquelle il accueille des bruits différents venus d'Espagne par des lettres particulières. — Nouvelle dépêche du roi au duc, sur ce que celui-ci avait jugé nécessaires des communications plus exp iciles : le roi nest pas de cet avis; il veut seulement qu'ou désabuse ceux qui croiraient que le prince . a conspiré contre sa per-

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