FERN AND
Nul ne sait en ces lieux mon pays ni ma race.
Placé près de Philippe , à sa garde attaché,
Sous le nom de Fernand mon vrai nom s’est caché. Mon poste est le bienfait d’une main protectrice ,
D’ un cœur aux malheureux en tous les temps propice, Et qui , sans me connaître , a 4 relevé mon sort.
C’est aussi sa bonté qui prévient yotre mort.
Oui , prince , à peine instruit de l’ordre impitoyable Dont me charge un hasard à ses soins favorable ,
Ce cœur tremblant pour vous du dernier des revers, M'a fait savoir sa crainte, ...et je brise vos fers. '
Hé ! quelle âme à la cour s’attache à ma misère ?